Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, le mercredi 8 octobre 2025(LDA)-Dans les cinq prochaines années, la Côte d'Ivoire se positionnera comme le premier producteur africain d'or, a annoncé le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le samedi 04 octobre 2025 à Sciences Po Paris.

 Il participait à un panel organisé par la Fondation Afrique-France au cours de la deuxième édition de Africa Day, sous le thème: "Les mines africaines au cœur de la transition énergétique".

"35% de la roche birimienne d'Afrique de l'Ouest, communément appelée roche verte et connue pour contenir de l'or, se trouve en Côte d'Ivoire", a soutenu Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Ce, devant un parterre d'étudiants et d'acteurs du monde des affaires.

Le ministre qui a rappelé qu'en moins de dix ans, la production aurifère ivoirienne a été multipliée par cinq, a présenté la particularité du modèle ivoirien qui réside à 100% dans son approche entièrement tournée vers le secteur privé.

« L'État n'investit pas. Selon le code minier ivoirien, l'État accorde des permis de recherche, puis d'exploitation, en conservant une participation gratuite de 10 à 15% dans les projets. Le reste du financement étant levé par les opérateurs privés », a-t-il expliqué.

Mamadou Sangafowa-Coulibaly a insisté sur les conditions favorables du pays qui attirent les investisseurs, notamment la stabilité politique et économique depuis plus de quinze ans, des infrastructures de qualité, un capital humain qualifié avec des géologues « de classe mondiale », et un accès garanti à l'électricité et aux réseaux routiers.

En outre, le ministre a souligné un environnement assez attractif et une fiscalité incitative avec un régime spécial pour les investissements dans le secteur minier, soulignant au passage l'efficacité administrative du pays : 'Entre la découverte initiale et l'exploitation, c'est en moyenne moins de cinq ans pour exploiter une , contre dix à vingt ans dans les pays développés".

Selon lui, toute cette politique s'inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara qui considère que "le moment est venu pour mettre à contribution les ressources extractives" afin de répondre aux besoins croissants de développement du pays.

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Abidjan, le mercredi 8 octobre 2025(LDA)-Le ministre ivoirien des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, président du Conseil des ministres statutaire de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), a présidé les travaux du Conseil des ministres statutaire de l'UEMOA réuni en session ordinaire, le lundi 06 octobre 2025 au siège de la BCEAO à Dakar. A cette occasion, il a salué une activité économique dynamique en dépit des incertitudes régionales et internationales. C'était en présence du président de la Commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop et du commissaire Mahamadou Gado en charge des Politiques économiques et de la Fiscalité intérieure, selon une note d’information consultée par la rédaction.

A l’ouverture, Adama Coulibaly a remercié les membres du Conseil pour leur présence effective, ce qui témoigne de leur « engagement au service de notre Union et de l'intégration sous-régionale ».

Il a ensuite fait le point sur la situation macroéconomique de l'Union au cours du deuxième semestre 2025. « Au sein de notre zone », dira Adama Coulibaly, « l'activité économique est restée dynamique, avec une progression de 6,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) au deuxième trimestre 2025, après 7,0% le trimestre précédent. Pour l'année 2025, la hausse du PIB réel de l'Union est estimée à 6,3%, au même niveau que celle enregistrée en 2024 ». Une évolution qui a été portée par l'accélération de la consommation intérieure, notamment celle des ménages, ainsi que par la poursuite des investissements dans les infrastructures énergétiques et de transport.

Au niveau des finances publiques, le président du Conseil s'est félicité d'une « réduction du déficit budgétaire global de l'Union, qui passerait de 3,7% du PIB en 2025 à 3,2% en 2026, après une réalisation de 5,1% en 2024. Ce repli attendu du déficit public résulterait notamment des efforts de mobilisation de recettes fiscales et de la maîtrise des dépenses par les Etats membres ».

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Abidjan, le mardi 7 octobre 2025(LDA)- L’Egyptien Khaled El-Enany proposé par le Conseil exécutif au poste de Directeur général de l’Organisation des Nations unies pour la culture, l’éducation et les sciences (Unesco) dont le siège est basée à Paris, a été élu, le lundi 6 octobre, pour un mandat de quatre ans. Cette proposition sera soumise le 6 novembre prochain au vote de l’ensemble des 194 États membres de l’organisation, une étape généralement considérée comme une formalité, lors de la Conférence générale de l’organisation à Samarcande, Ouzbékistan.

Une fois élu par la Conférence générale, il succèdera mi-novembre à la Française Audrey Azoulay, en poste depuis 2017. El-Enany a obtenu 55 voix sur 58, contre 2 pour son seul concurrent, le diplomate congolais Firmin Edouard Matoko, ancien haut responsable de l’UNESCO. 

Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, né en 1971, est un éminent égyptologue et professeur d’égyptologie à l’Université d’Hélouan, où il enseigne depuis plus de trente ans. Il a occupé les fonctions de vice-doyen de la Faculté du Tourisme et de l’Hôtellerie, directeur du Centre d’apprentissage ouvert et chef du département des guides touristiques. Il est titulaire d’un doctorat en égyptologie de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (France), où il a été professeur invité à plusieurs reprises.

Il a dirigé le Musée national de la civilisation égyptienne (2014 2016) et le Musée égyptien du Caire (2015 2016). De 2016 à 2022, il a exercé les fonctions de ministre des Antiquités, puis de ministre du Tourisme et des Antiquités de la République arabe d’Égypte.

Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales. En novembre 2024, il a été nommé ambassadeur spécial pour le tourisme culturel par l’Organisation mondiale du tourisme et, plus récemment, parrain du Fonds africain pour le patrimoine mondial. Il est titulaire de plusieurs distinctions internationales. Il parle l’arabe, le français et l’anglais.

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Abidjan, le mardi 7 octobre 2025(LDA)- La sixième édition du Choiseul Africa Business Forum se tiendra les 4 et 5 novembre 2025 à l’Hôtel Marriott de Rabat. Organisé par Choiseul Africa, présidé par Pascal Lorot, ce forum annuel rassemblera quelque 800 décideurs économiques et institutionnels parmi les plus influents d’Afrique, d’Europe et du Golfe, précise un communiqué de presse transmis à la rédaction.

Après Nice, Casablanca et Marrakech en 2024, le Choiseul Africa Business Forum s’installe pour la première fois à Rabat. En choisissant la capitale marocaine, l’événement s’ancre dans une ville conjuguant stabilité, ouverture internationale et capacité d’exécution, un cadre propice au développement de partenariats et au rayonnement économique du continent, selon une note d’information de l’agence
Durant deux jours, Rabat deviendra le lieu de rencontres privilégié entre dirigeants d’entreprises, responsables publics, bailleurs de fonds internationaux et représentants des milieux d’affaires africains et européens, venus explorer les synergies et coopérations à l’échelle continentale et mondiale.

Un forum dédié au "Made With Africa", axe clef au cœur des discussions

Creuset de réflexions et d’expertises, le Choiseul Africa Business Forum réunira une centaine de panélistes : souveraineté, financement, infrastructures, innovation seront explorés durant différents temps forts —

L’industrialisation, l’innovation technologique et la montée en gamme des exportations africaines constituent en effet des leviers fondamentaux pour ancrer une croissance partagée sur le continent. Il s’agira aussi d’interroger les nouveaux modèles de partenariats « Made With Africa », où les compétences, les savoir-faire et les ambitions sont construits par et pour les acteurs locaux, dans la perspective de créer plus d’impact en commun.

La 6ème édition du Choiseul Africa Business Forum comptera sur la participation de :

• Ryad MEZZOUR, Ministre de l’Industrie et du Commerce, Royaume du Maroc
• Mabouba DIAGNE, Ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, République du Sénégal
• Patrick MUYAYA, Porte-parole et Ministre de la Communication et des Médias, République démocratique du Congo
• Bestine KAZADI, Vice-présidente du Comité exécutif, Confédération Africaine de Football
• Gelson FERNANDES, Directeur des Associations Membres pour l'Afrique, Fédération internationale de Football Association (FIFA)
• Paul Koffi KOFFI, Commissaire du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie numérique, UEMOA
• Ali SEDDIKI, Directeur général, Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE)
• Tarik SENHAJI, Directeur général, Bourse de Casablanca
• Amina BENKHADRA, Directrice générale, Office national des hydrocarbures et des mines
• Allan KILAVUKA, Président-directeur général, Kenya Airways
• Gilles FROMAGEOT, Directeur général, AXA Assurance Maroc and CIMA
• Stanislas ZÉZÉ, Président-directeur général, Bloomfield Investment Corporation
• Hana TEHELKU, Directrice générale, Ethiopian Capital Market Authority
• Mustapha NJIE, Directeur général, TAF Africa Global
• Baïdy AGNE, Président de Business Africa et Président du Conseil National du Patronal (CNP) du Sénégal
• Jean Robert ISIFUA, Président, Chambre de Commerce, d'Industrie et de Services, République Démocratique du Congo
• Abir LEHETA, Directrice générale, Egytrans

… Et de nombreux autres acteurs majeurs des écosystèmes africains et européens.

Pour Pascal Lorot, président de Choiseul Africa : « Avec cette première édition du Choiseul Africa Business Forum à Rabat, nous franchissons une étape importante. Cette édition a été conçue pour être au plus près des enjeux économiques et locaux, en mettant l’accent sur l’industrialisation, l’innovation et le développement durable des économies africaines. Plus que jamais, Choiseul Africa crée un espace d’échanges concrets et pragmatiques, où dirigeants, investisseurs et décideurs publics peuvent identifier des solutions opérationnelles et où l’Afrique s’affirme comme un acteur incontournable des grandes transformations économiques mondiales. »

Deux jours de panels stratégiques et de sessions de travail (moments de networking, keynote d’experts…) consacrés à l’avenir des économies africaines. Au programme : des tables rondes et échanges de haut niveau pour identifier des opportunités d’investissement et renforcer la place du continent dans les débats économiques mondiaux.

 

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Abidjan, le lundi 6 octobre 2025(LDA)-Dans un communiqué en date du vendredi 3 octobre 2025, la Commission électorale indépendante-CEI, a annoncé le retrait des cartes électeurs du samedi 11 octobre au lundi 20 octobre 2025 sur l'ensemble du territoire ivoirien et dans la diaspora..., selon un communiqué publié sur le site web de l'institution. 

Voir le COMMUNIQUE DE LA CEI

 

La Commission Électorale Indépendante (CEI) informe l’ensemble des électeurs et électrices (anciens et nouveaux) qu’elle procédera à la distribution des cartes d’électeur du samedi 11 octobre au lundi 20 octobre 2025, sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à l’étranger, dans tous les lieux de vote.

Les pièces exigées pour le retrait de la carte d’électeur sont les suivantes :

 

I. Pour les électeurs inscrits en Côte d’Ivoire :

 

La Carte Nationale d’Identité (CNI) ;

ou le récépissé d’enrôlement délivré par l’ONECI;

ou le certificat de nationalité.

II. Pour les électeurs inscrits à l’étranger :

 

La carte consulaire ;

ou le passeport biométrique ;

ou la Carte Nationale d’Identité (CNI).

Les centres de retrait seront ouverts tous les jours de la semaine, du lundi au dimanche, aux horaires suivants :

 

De 8h00 à 13h00

De 14h00 à 17h00

La Commission Électorale Indépendante (CEI) compte sur le civisme de toutes et de tous pour la bonne conduite de cette opération.

 

 Fait à Abidjan, le 03 octobre 2025

 

                                                                        Pour le Président et P/o

 

                                                                              Le Secrétaire Permanent   

 

                                                                                 KOUAME Adjoumani Pierre

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Abidjan, le dimanche 5 octobre 2025(LDA)-Charles Blé Goudé, le président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP) a annoncé que le parti vote Simone Gbagbo, candidate du Mouvement Générations capables(MGC) à la présidentielle du 25 octobre prochain, lors d’une convention du parti à Yamoussoukro, le samedi 4 octobre 2025.

« Vous venez de me mettre en mission pour accompagner, soutenir et mener campagne pour Simone Gbagbo, je vous le dis, à partir de demain (dimanche 5 octobre 2025), je rentre en campagne pour Simone Gbagbo », a dit Charles Blé Goudé.
 
Selon lui, il a été difficile de porter son choix sur  Simone Gbagbo, parce qu’il connaît également Ahoua Don Mello, candidat à la présidentielle, ex-cadre du PPA-CI, à avec qui il a des affinités et qui fait partie de ses formateurs.
 
« Que lui (Ahoua Don Mello) et Simone Gbagbo se rapprochent davantage pour offrir une seule candidature » à l’opposition, a lancé Charles Blé Goudé, ajoutant « je vais y travailler, je peux ne pas réussir, mais je vais y travailler. »
 
Pour lui, la voie des urnes ne fait pas d’eux des « faibles ». Elle leur offre « l’opportunité de faire le changement. Le changement est possible et le changement, c’est maintenant ».
 
Et de déplorer le fait que des Ivoiriens estiment qu’il n’est pas nécessaire d’aller à voter, puisque c’est pour accompagner le candidat du RHDP. 
 
A la présidentielle du 25 octobre prochain, Simone Ehivet affrontera quatre autres candidats: Jean-Louis Billon(CODE), Ahoua Don Mello(indépendant), Alassane Ouattara(RHDP) et Henriette Lagou(GP-Paix).
 

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Abidjan, le dimanche 5 octobre 2025(LDA)-L'Ambassade de l'Allemagne en Côte d'Ivoire a organisé une cérémonie de célébration du 35ᵉ anniversaire de la réunification allemande pour réaffirmer non seulement son amitié avec la Côte d'Ivoire, mais surtout sa volonté commune d’intensifier une coopération bilatérale axée sur le développement durable et la prospérité partagée, le vendredi 3 octobre 2025, à Abidjan, rapporte un article de AIP. 

Matthias Veltin, l'ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, a rappelé la portée historique du 3 octobre 1990, symbole d’unité et de résilience pour son pays, avant de mettre en avant les principes qui fondent encore aujourd’hui l’action internationale allemande : multilatéralisme, fiabilité et solidarité.

Pour le Diplomate allemand, son pays restera un partenaire fiable pour la Côte d’Ivoire, notamment dans la formation professionnelle, les énergies renouvelables, la protection de l’environnement, la sécurité et la bonne gouvernance.

Au nom du gouvernement ivoirien, le ministre délégué Adama Dosso a exprimé la gratitude du président de la République, Alassane Ouattara, au peuple allemand pour son appui constant, sans manquer de souligner l’engagement de l'Allemagne dans la formation des jeunes, la lutte contre le changement climatique et l’accompagnement des projets prioritaires du Plan national de développement (PND 2021-2025).

Depuis 1962, la coopération ivoiro-allemande n’a jamais connu d’interruption, même en période de crise. Elle s’est renforcée à travers l’initiative du G20 « Compact with Africa » (2017) et plus récemment par le Partenariat pour le climat et le développement (P+), signé en 2023, qui met l’accent sur la préservation des forêts, la biodiversité et l’efficacité énergétique.

Aujourd’hui, le portefeuille bilatéral atteint plus de 950 millions d’euros, dont 280 millions d’euros de coopération technique (via la GIZ) et 700 millions d’euros de coopération financière (via la KfW). Au total, l’Allemagne a investi plus de 1,5 milliard d’euros en Côte d’Ivoire depuis 1960.

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Abidjan, le samedi 4 octobre 2025( LDA)-Le Royaume du Maroc et l’Union Européenne ont signé, vendredi au siège de la Commission européenne à Bruxelles, l'échange de lettres amendant l'accord agricole liant les deux parties, confirmant ainsi la solidité de leur partenariat fondé sur une coopération multidimensionnelle élargie. 

L’accord, signé du côté marocain par l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de l’UE, Ahmed Réda Chami, entre immédiatement en application provisoire, en attendant la finalisation des procédures internes des deux parties. 

En vertu de cet accord, dont les termes ont été négociés dans un esprit de partenariat et de compromis, les produits agricoles des provinces du Sud bénéficient des mêmes conditions d’accès préférentiel au marché européen que ceux du reste du Royaume, conformément à l’Accord d’Association Maroc-UE. 

L’accord introduit des ajustements techniques destinés à faciliter l’accès des produits et à les valoriser, notamment en matière d’information du consommateur par un étiquetage mentionnant les régions de production au Sud du Royaume – "Laayoune-Sakiat el Hamra" et "Dakhla-Oued Eddahab". 

Conclu dans le même esprit de l’échange de lettres signé en 2018 entre les deux parties, le texte vient ainsi conforter une relation commerciale forte et consolider un partenariat solide et dense, le Royaume du Maroc étant le principal partenaire économique de l’UE en Afrique et dans le monde arabe. La conclusion de cet accord traduit la volonté commune du Maroc et de l’UE d’approfondir un partenariat de longue date, sachant que sa mise en œuvre est à même de contribuer d’une manière significative au produit intérieur brut agricole national, tout en soutenant l’emploi et l’investissement, en particulier dans les provinces du Sud du Royaume. 

La signature de cet accord ouvre la voie à une coopération plus ambitieuse et plus structurée avec Bruxelles, en renforçant les mécanismes politiques existants et en posant les bases d’un partenariat stratégique encore plus approfondi. 

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Abidjan, le vendredi 3 octobre 2025(LDA)-L’ambassade de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire, SEM Wu Jie, a organisé une cérémonie de commémoration du 80e anniversaire de la « Victoire » de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la guerre mondiale antifasciste, le 18 septembre 2025, à Abidjan.

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Abidjan, le vendredi 3 octobre 2025(LDA)-«Le Royaume du Maroc et l'Union européenne viennent de clôturer avec succès, dans un esprit de partenariat et de compromis, les négociations relatives l'amendement de l'accord agricole qui lie les deux parties», a affirmé, jeudi, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita.

Dans une déclaration aujourd'hui à Rabat, le ministre a précisé que « la signature interviendra incessamment, à Bruxelles » et, qu'en attendant la finalisation des procédures internes, « l'accord sera mis en application provisoire dès sa signature ».

Cet accord, a-t-il souligné, apporte les clarifications nécessaires, dans le respect des fondamentaux nationaux du Royaume. Il s'inscrit dans la continuité et la philosophie de l'échange de lettre signé entre les deux parties en 2018, « auquel l'économie générale du nouveau texte reste fidèle », a-t-il ajouté.

Le ministre a indiqué, à cet égard, que « l'accord confirme l'application aux Provinces du Sud des tarifs préférentiels accordés par l'UE au titre de l'Accord d'Association avec le Maroc », expliquant que « d'une manière générale, les conditions d'accès au marché européen des produits du Nord seront appliquées aux produits du Sahara marocain.

De même, a précisé le ministre, le texte introduit des ajustements techniques relatifs à l'information du consommateur sur la provenance des produits. En effet, un étiquetage mentionnant les régions de production au Sud du Royaume - "Laayoune-Sakiat el Hamra" et "Dakhla-Oued Eddahab" - sera apposé sur les produits agricoles, a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, le texte rappelle la position formulée par l'Union européenne en 2019 sur la question du Sahara marocain, où l'UE prend note positivement des efforts sérieux et crédibles menés par le Maroc. Il fait également référence aux positions nationales postérieures de nombreux Etats membres de l'UE, exprimant leur appui à l'initiative marocaine d'autonomie, dans le cadre de la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a-t-il souligné.

Et M. Bourita de faire remarquer que « Bien entendu, il ne s'agit pas d'un accord politique; mais d'un accord sectoriel, commercial et opérationnel. Il n'en demeure pas moins qu'il envoie des signaux forts et clairs ».

Le ministre Bourita a mis en exergue la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, grâce à laquelle « le Sahara marocain est devenu une zone de développement. de connexion et de prospérité, qui se confirme comme un pôle de stabilité et de développement régional ». Cette dynamique explique, a poursuivi M. Bourita, « 1’intérêt de grandes puissances mondiales et régionales pour les activités économiques au Sahara marocain. et leur volonté d'encourager le commerce et 1’investissement dans la région, pour faire du Sahara un trait d'union entre Europe et Afrique, entre Méditerranée et Atlantique ». Il a cité à titre d'exemple « la déclaration forte des Etats-Unis la semaine dernière », le « Forum économique Maroc-France prévu à Dakhla le 9 octobre » et « l'action projetée par l'Agence britannique UK Export Finance ».

De même, l'Accord avec l'UE « apporte une contribution qualitative sur le plan national », en participant au PIB agricole et à la création et au maintien de l'emploi, notamment dans la région du Sahara marocain, a ajouté le ministre.

« Naturellement, cet Accord conforte le Partenariat stratégique ancien et solide entre le Maroc et l'UE », a réaffirmé M. Bourita, indiquant que le Maroc est un partenaire fiable et crédible, avec lequel l'UE entretient la plus grande part de ses échanges commerciaux en Afrique et dans le monde arabe, pour un montant annuel dépassant les 60 milliards d'euros, incluant produits industriels, équipements et produits agricoles.

En outre, tout en soulignant que « Sa Majesté le Roi a toujours voulu que le Partenariat Maroc-UE se déploie par des actions communes et concrètes », M. Bourita a indiqué que « les domaines commercial et agricole sont importants. certes, de par leur place dans l'économie du Royaume, mais notre Partenariat [avec l'Union européenne] s'étend aussi à un large éventail de domaines : politique, économique, social, environnemental, ainsi que les secteurs de la migration et de la mobilité, de la sécurité, du numérique et de la culture ».

Enfin, à un moment où le contexte régional est complexe et où les crises deviennent structurelles, cette avancée incrémentale permet au Maroc et à l'UE d'aborder leur avenir commun avec sérénité et d'envisager une voie ambitieuse et prometteuse, a soutenu le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger.

"Nous sommes désormais en mesure de déployer tout notre potentiel existant, qu'il s'agisse de préparer des échéances conjointes, ou de dynamiser nos cadres politiques, comme le Conseil d'Association, et de jeter les bases d'un partenariat stratégique encore plus approfondi, qui guidera nos relations pour les prochaines années", a conclu M. Bourita.

 

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