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En 2016, les élections présidentielles américaines ont donné lieu aux spéculations de tout genre sur une probable arrivée d’une dame à la Maison Blanche. La candidate des démocrates, Hallary Clinton. Si certains américains ont douté de sa capacité à occuper la Maison ovale, d’autres avaient placé leur confiance en elle. Seulement voilà, elle n’a gagné que dans les votes populaires, quand son adversaire Donald Trump remportait le scrutin grâce aux votes des grands électeurs. Si Mme Clinton avait réussi, ça aurait été une première pour les Etats-Unis. Une femme à la tête de la grande puissance du monde.
Mais le cas, Hilarry Clinton n'aurait pas été un fait isolé. Car déjà à travers le monde des femmes ont été à la tête de leur pays ou continuent d’assurer la fonction présidentielle. On peut citer l’argentine avec l’ex-présidente Cristina Kirchner, Theresa May(Premier ministre /Angleterre), Dilma Roussef, ex-présidente (Brésil), Angela Merkel(Premier ministre/Allemagne), la présidente Kolinda Grabar-Kitarovic(la Croatie),Tsai Ing-wen, présidente de la République de Chine...
Du côte de l’Afrique, nous avons l’ex-présidente Johnson Ellen Sirleaf(Libéria), l’ex-présidente de la Centrafrique, Catherine Zamba-Panza, Ameenah Gurib-Fakim, ex-présidente de l’île Maurice, Joyce Banda, ex-première femme Vice-présidente puis présidente du Malawi, la présidente -Work Zewde(Ethiopie)…
La Côte d’Ivoire pourrait faire cette expérience en confiant sa destinée à une femme. Une première n’est pas coutume. En effet, depuis notre indépendance les hommes ont toujours occupé le palais présidentiel, sans faire de la place aux femmes. Les quelques rares femmes qui se sont présentées aux différentes présidentielles sont toujours arrivées loin et très loin même derrière les hommes. D’Houphouët à Ouattara en passant par Bédié, Gbagbo, ça toujours été ainsi. Aucune femme n’a pu jusqu’à présent accéder à la magistrature suprême. Or notre pays dispose bien des femmes politiques capables de faire comme les hommes ou mieux qu’eux.
Parmi celles-ci, l’une pourrait bien prendre la tête de notre chère Côte d’Ivoire. Henriette Dagri Diabaté, ex-présidente du RDR et actuelle grande Chancelière, se distingue par ses prises de position, décision, déclaration, etc. et surtout son sens d’humilité et d’écoute.
Qu’on le veuille ou pas, cette militante de premières heures du RDR (avant d’être RHDP), incarne la sagesse, la rigueur, la responsabilité et le patriotisme. Des femmes politiques engagées comme Jacqueline Oble, Simone Gbagbo, Henriette Lagou…, Mme Dagri Diabaté a bien des dispositions présidentielles.
A 84 ans Henriette a fait preuve de maturé. Et ce, à plusieurs reprises. Quand certaines de ses sœurs étaient dans la dérive verbale avec les injures du genre « Ibiekissê », elle a su clamer le jeu. Sa sortie a été salutaire.
«Nous avons, hélas, entendu ces derniers jours des propos d’une violence inouïe. Je n’en dirais pas plus. A tous ceux que ces paroles ont blessé en tant que mère je demande pardon. Pour tous ceux qui ont tenu des propos qui font souffrir, en tant que responsable, je demande pardon », avait-elle déclaré, rapporté par plusieurs sources.
Qui est Henriette Diabaté ?
Henriette Diabaté est née le 13 mars 1935 à Bingerville. Elle est la présidente du Rassemblement des républicains(RDR) depuis 2017 avant le RHDP. Elle a fait son cycle primaire, respectivement à Soubré, Dimbokro et Gagnoa où elle obtient son Certificat d’Etudes Primaires. Elle fréquente ensuite le Collège Moderne des Jeunes Filles de Bingerville et acquiert le BEPC. Quelques années plus tard au Sénégal, à l’Ecole Normale des Jeunes Filles, elle réussit la première partie du baccalauréat. Elle brigue définitivement ce diplôme au Lycée Classique de Cocody3. Elle est professeur d'histoire de 1965 à 1995 et elle fait partie des membres fondateurs du RDR. Elle est la première femme ministre d'Etat et première femme présidente d'institution en Côte d'Ivoire. Professeur d'histoire, elle a occupé le poste de ministre de la culture en 1990, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny et celui de ministre de la justice en 2004, sous la présidence de Laurent Gbagbo. Elle a été emprisonnée en 1999.
Qu’on ne voit pas en Henriette Diabaté, un membre du RHDP unifié, mais une femme capable de diriger la Côte d’Ivoire.
Si après la mort du Vieux, Bédié, Gbagbo et Ouattara ont pu diriger, il est temps que la Côte d’Ivoire soit dirigée par une femme. Henriette Dagri Diabaté, pourquoi pas ?
Daniel Coulibaly
En octobre 2020, la Côte d’Ivoire connaîtra une nouvelle élection présidentielle avec pour président sortant Alassane Ouattara. Si le président ivoirien laisse planer, pour l’instant, le doute sur sa candidature, les faits, gestes et propos laissent croire qu’il rempilera pour un troisième mandat, et le premier dans le cadre de la nouvelle constitution du 8 novembre 2016. Mais, en 2020, quelles pourraient etre les probables candidatures? La Diplomatique d’Abidjan met les pieds dans le plat.
Alassane Ouattara, président sortant en 2020
Il est l’actuel président de Côte d’Ivoire. Il en est à son deuxième mandat, après les élections de 2010 et 2015. Si au départ, M. Ouattara a dit ne pas être favorable à un troisième mandat, depuis la nouvelle constitution, sa position a bien changé. Il semblerait qu'il ait l'envie d'un troisième mandat. S’est-il précipité? En tout cas, l’actuel locataire du palais du plateau veut bien garder les clés. Pourtant, cette nouvelle posture du président ivoirien continue de diviser les constitutionnalistes et politiciens avisés. Certains soutiennent que M. Ouattara a déjà fait deux mandats, et qu'il devrait logiquement céder le fauteuil, selon l’ancienne constitution. Pour d’autres, dire que M. Ouattara ne peut pas être candidat n’est pas juste, car nous sommes dans une nouvelle constitution. Celle-ci lui donne droit à un nouveau mandat qui ne prend pas en compte les deux précédents. Pour eux, le changement de la Constitution a remis tous les compteurs à zéro. C'est aussi bien l'avis du président. « La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020″, déclarait-il en juin 2018. Qu’à cela ne tienne M. Ouattara ne lâchera pas. La nouvelle génération peut bien attendre. En vérité, s’il a changé de position, c’est bien tout simple. Alassane Ouattara veut que la Côte d’Ivoire soit entre de bonnes mains, et être sûr de voir ses chantiers se poursuivent. Il y a aussi une raison sportive que bien de personnes occultent. Si sous Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire est allée à la coupe du monde pour la première fois de son histoire, sous M. Ouattara notre pays a remporté sa deuxième Can en 2015. Ainsi, l’actuel président ivoirien rêve d’organiser la deuxième CAN du pays en 2023, après celui d’Houphouët Boigny en 1984. Mais pour toutes ces raisons, il pouvait bien passer la main. Seulement, il y a un hic. Dans son camp, il n’aurait pas trouvé une personne qui fait l’unanimité et qui pourrait le remplacer. Si à un moment donné, le Premier ministre Amadou Gon était en pole position, depuis ses démêlés avec Guillaume Soro, il a perdu l’affection du chef et au sein même du parti RDR, il n’est pas aimé de tous. Le lion de Korhogo a perdu des poils. Dans les coulisses, depuis quelque temps, le nom du ministre de la Défense Hamed Bakayoko est cité. D’ailleurs, il a décidé de faire de sa commune Abobo une cité où il fait bon vivre pour séduire le grand chef. Il veut se construire une image présidentiable. Hélas, le président ne serait pas même chaud pour parier sur lui. Il le préfère ministre que de faire de lui son dauphin. Celui, sur qui, il aurait parié, est bel et bien Guillaume Soro. Selon certaines langues, c’est bien Soro qu’il aurait voulu positionner, mais que les autres n’ont pas accepté. Il a beaucoup d’admiration pour « son fils » Guillaume. Ça, il l’a dit. Et cela a tout son sens. Voilà pourquoi, il a voulu le garder dans la maison. Mais Hélas. Guillaume Soro, « le fils rebelle » est parti pour ses propres convictions. Vu qu’il ne sait à qui confier les clés du palais, Alassane Ouattara sera donc obligé de se présenter en 2020 pour achever ses chantiers et surtout au cas ou Bédié et Gbagbo revenaient sur la scène politique. Et dire à Guillaume Soro qu’il a eu tort de le quitter. 2020, pour ceux qui pensent que c’est une affaire simple pour Alassane Ouattara font fausse route. 2020 est un challenge pour l’ancien Premier ministre de Félix Houphouët. S'il perd, il sortira par la petite porte. Et ça sera une grande humiliation pour lui. C’est pourquoi, il veut être sûr des tenants et aboutissants de cette élection avant de se lancer. Et les différentes adhésions au RHDP à tout azimut ont pour but de lui donner une large chance de remporter la présidentielle d’octobre 2020 au premier tour, même si c’est incertain. D’où son attitude à ne donner aucune lisibilité sur sa probable candidature. En 2020, à 78 ans, M. Ouattara pourrait être un potentiel candidat à la présidentielle ivoirienne.
Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA
Henri Konan Bédié serait chaud pour 2020. Il a bien l’intention de revenir au pouvoir. Et ça, plusieurs de ceux qui l’ont quitté pour former le PDCI-Renaissance et ceux qui le soutiennent le savent. Celui qu’on surnomme le sphinx de Daoukro est déjà dans une logique. Car, il n’a pas encore digéré le coup d’Etat de 99 qui l’a évincé du fauteuil. Une sorte de revanche pour celui qui dit être le vrai héritier d’Houphouët et qualifiant les autres d’enfants adultérins. M. Bédié veut faire payer à Alassane Ouattara, son allier d’hier, avec qui il aurait passé un accord d’alternance en 2020 pour sa trahison. Après que ce dernier a opposé un refus de passer le fauteuil au PDCI. Entre Jean-Louis Billon (qui lui fait les yeux doux), Thierry Tanoh, Ahoussou Jeannot, Charles Diby et bien d’autres encore, N’Zueba n’a pas encore son dauphin. Il hésite. Kouadio Konan Bertin(KKB) lui aurait fait savoir qu’il voudrait être le candidat du parti. Mais Bédié lui aurait dit de se calmer. Son tour viendra. Pour cela, il pourrait être candidat lui-même. Même s’il sait qu’il pourrait ne pas gagner, HKB se présentera et pourrait être un faiseur de roi et surtout fait mal à M. Ouattara qui a refusé de respecter leur accord de Daoukro. C’est vrai que Duncan, Adjoumani, Raymonde Goudou, Amichia et autres sont partis, mais Bédié tient encore le PDCI et sa base en mains. En 2020, à 85 ans, Henri Konan Bédié ne reculera pas.
Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien
Il était l’ancien président du pays. Il a été transféré à la CPI par son successeur Alassane Ouattara, aux heures chaudes de la crise post-électorale, après une élection qui a conduit le pays dans un conflit armé. Dégâts : 3000 morts officiellement. Depuis son acquittement en janvier 2019, l’ancien président semble retrouver son envie de revenir au pouvoir. Lui aussi, il est motivé par ses partisans. Selon une source proche de l’ex-président, il ne n’était pas chaud au départ vu qu’il ne savait pas encore son sort au niveau de la CPI. Mais, selon les dernières évolutions des affaires pénales, il pourrait rentrer au pays avant 2020. Et le patron naturel du FPI qui demande à Affi N’guessan, reconnu par le pouvoir d’Abidjan comme président des frontistes, ne renoncera pas à récupérer la présidence du parti. Il veut bien revenir. Surtout qu’il n’a pas pu gouverner correctement à cause d’une rébellion qui a divisé le pays en deux dès la deuxième année de son mandat en 2002. Il croit dur comme fer qu’il était le vainqueur de 2010. Il veut dire aux yeux du monde que c'est lui qui a remporté les élections de 2010. Sur ce fait, l’homme n’a pas encore renoncé. Bref ! [(Et puis, un bété reste un bété (commentaire)]. C’est pourquoi, depuis un moment, il remobilise ses troupes et demande qu’il ait la réconciliation au sein de son parti. Cependant, la candidature de M. Gbagbo dépendra de son sort à la CPI. S’il est autorisé à rentrer au pays, il n’hésitera pas à présenter sa candidature. Et c’est bien le souhait de ses partisans. En 2020, à 74 ans, Laurent Gbagbo pourrait être candidat.
Guillaume Soro, député de Ferkessédougou, ex-PAN
Guillaume Soro, le rebelle. Le « fils rebelle ». C’est l’ancien président de l’Assemblée nationale du pays. Il a démissionné, selon lui sous pression du président ivoirien qui lui demandait d’adhérer au RHDP. Pour ses convictions, il a refusé. Malgré les dissuasions de « son père » Alassane Ouattara, le député de Ferké est resté ferme sur sa position. Il n’était pas d’accord pour cette idée de création de RHDP. Et depuis sa démission de février 2019, le député de Ferké trace son chemin pour le fauteuil présidentiel. C’est un secret de polichinelle, l’ancien président de l’assemblée nationale ivoirienne a bel et bien l’intention de se présenter en 2020. Pour le paraphraser, il dit avoir céder le « tabouret » pour aller chercher « le fauteuil ». Et, il le dit avec beaucoup d’assurance. Celui qui s’est présenté comme le porte-parole de la rébellion ivoirienne en 2002 a avec lui: le Rassemblement pour la Côte d’Ivoire(RCAI) et le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles(MVCI). A ceux-là s’ajoute son propre mouvement « le comité politique » qu’il a créé le 15 février 2019 et qui pourrait se muer en parti politique d’ici 2020. Pour arriver à ses fins, après les consultations tous azimuts, il mène, en ce moment, une tournée à l’intérieur du pays, précisément dans le nord. Objectif : ratissé large pour 2020. Il ira, pas pour remporter, mais pour une prise de contact. Il veut jauger sa popularité en vue de préparer 2025. Cependant, lui et ses partisans pourront être des faiseurs de Roi. En 2020, à 46 ans, Guillaume Soro pourrait se lancer pour la première fois à une présidentielle ivoirienne.
Charles Blé Goudé, président du COJEP et ex-leader de la galaxie patriotique
Charles Blé Goudé. Il est le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples(COJEP). L’ancien leader de la galaxie patriotique et ex-ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo se prépare dans les coulisses, dit-on. Sa dernière sortie en direct, le mercredi 27 mars 2019, sur facebook dans une nouvelle posture en dit long sur ses intentions. Déjà en 2017, il a remanié le bureau de son parti. Comme Guillaume Soro, son ancien compagnon de la FESCI, le leader du Cojep est bien intéressé par 2020, après son acquittement à la CPI, croient savoir certaines indiscrétions. Il veut se jauger. Si contrairement à Guillaume Soro, il est plus populaire, il pourrait voir réellement son poids à l’occasion de cette présidentielle. Il n’y va pas pour remporter, mais pour se préparer pour 2025. Cependant, comme son mentor Laurent Gbagbo, son sort dépend de la décision de la CPI. Il pourrait être aussi un faiseur de roi. Pendant que M. Ouattara, M. Bédié et M. Gbagbo se livreront à une bataille épique, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé se mesureront au nom de l’amitié pour 2025.
Autres candidatures possibles
En dehors des candidatures de ces 5 personnalités politiques, il pourrait avoir d’autres dont celle de Mamadou Koulibaly, président de Lider, ancien compagnon de Laurent Gbagbo, Kouadio Konan Bertin dit KKB(Indépendant,PDCI), Affi Nguessan(FPI) …
Daniel Coulibaly
Un accord va être conclu ce mercredi soir entre l’Egypte et la Côte d’Ivoire dans la dynamique du renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur des technologies, ont annoncé Dr Amr Sameeh Tallaat et Claude Isaac Dé, respectivement ministre égyptien de la Communication et des Technologies d’information, et ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une visite du Village des technologies de l’information et de la biotechnologie (VITIB) à Grand-Bassam par la délégation égyptienne, le ministre Isaac Dé a révélé qu’au-delà de cette coopération dans le secteur des technologies, les deux pays vont élargir leur collaboration à l’occasion de la visite d’Etat de 48 heures que va entamer le président Abdel Fattah al-Sissi en terre ivoirienne.
En effet, cette visite du VITIB, précédée mardi après-midi par celle organisée à l’Ecole supérieure africaine des TIC (ESATIC), à Treichville, se tient en prélude à la visite d’Etat du Président égyptien, attendu ce mercredi soir à Abidjan.
En commentant ses visites à l’ESATIC et au VITIB, guidées respectivement par les directeurs généraux Adama Konaté et Philippe Pango, le ministre égyptien s’est réjoui des talents dont les jeunes africains font montre dans le secteur des technologies. Il s’est dit convaincu du bien-fondé d’un appui de son pays au profit de ces jeunes, en vue de développer ce secteur qui impacte tous les aspects de la vie quotidienne.
Par exemple à l’ESATIC, les deux ministres ont suivi la présentation de trois projets menés par des étudiants. Le 1er qui a remporté un prix de l’ASCAD, est dénommé ‘H-Care’ et consiste en un système basé sur l’intelligence artificielle capable d’aider les médecins dans le diagnostic de diverses pathologies (pneumonie, cancers du sein et de la prostate…). Le 2ème projet permet de détecter les cabosses ou les cacaoyers atteints de la maladie ‘’swollen shoot’’ et a obtenu le prix Innova. Quant au 3ème projet, dénommé ‘Smart grid’, il permet de gérer les équipements électriques dans un local, à travers une application mobile. Ce projet développé par six étudiants a reçu le Prix national d’excellence de la meilleure innovation numérique 2018.
Au VITIB, outre la visite de certains laboratoires et équipements, les délégations égyptienne et ivoirienne ont suivi une présentation de la Fondation jeunesse numérique faite par sa première responsable, Mme Linda Vallée Nanan.
AIP
Le gouvernement a adopté en conseil des ministres, mercredi, un décret d’approbation du contrat de partenariat conclu avec l’opérateur retenu qui va favoriser le démarrage imminent de l’opération de renouvellement des Cartes nationales d’identité (CNI) arrivées à expiration.
Délivrées en 2009, au moins 8 millions de cartes d’identité vont expirer au mois de juillet de cette année. Le sujet préoccupe et suscite des interrogations au sein des populations.
« Les cartes vont commencer à être établies cette année, c’est l’objet de la signature de cette convention pour opérationnaliser le travail de SEMLEX (l’opérateur) sur le terrain. Dès la signature de ce décret, la société sera en responsabilité de produire les CNI », a rassuré le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré.
Selon lui, en commençant par les personnes dont les cartes arrivent à expiration en juin, « beaucoup de cartes » pourront être délivrées avant la fin de l’année 2019.
Le décret adopté approuve le contrat de partenariat relatif à la conception, au financement, à la mise en place, à l’exploitation, au maintien en condition, à la mise à niveau et au gros entretien, au renouvellement du Registre national des personnes physiques (RNPP) conclu, le 8 avril 2019, entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la société SEMLEX.
D’une durée de 12 ans, cette convention porte sur l’ensemble des solutions nécessaires au fonctionnement du RNPP notamment les logiciels, la fourniture à l’Etat des terminaux des sites distants ainsi que la construction d’un site central de production à Abidjan et un site de secours à Grand-Bassam, dans la zone du VITIB
Le début de mise en place des solutions qui composent le RNPP s’étalera sur deux ans avec une priorité pour la solution devant permettre la production de CNI.
Le système, à en croire le porte-parole du gouvernement, est dimensionné pour produire au moins 36 millions de cartes pendant la durée du contrat dont 12 millions pendant les deux premières années afin de satisfaire au besoin de renouvellement des CNI venant à expiration à compter de juin 2019.
AIP
Une dizaine de personnalités composées d’anciens Chefs d’Etats et encore en activité, avec à leur tête le président ivoirien Alassane Ouattara, ont rendu, vendredi soir, un vibrant hommage à l’ancien Secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, qu’ils ont qualifié de courageux, humble et « champion de la paix ».
Cette cérémonie d’hommage dédiée à Kofi Annan a été organisée à l’auditorium de l’Hotel Ivoire, dans le cadre de la 12ème édition des assises, à Abidjan, de la Fondation Mo Ibrahim dénommées « Ibrahim Governance Week » (IGW).
Kofi Annan, né le 8 avril 1938 à Kumasi (Ghana) et mort le 18 août 2018 à Berne (Suisse). Il est un diplomate ghanéen, marié et père de trois enfants. Il est le septième secrétaire général des Nations-unies et le premier à sortir des rangs du personnel de l’organisation. Il est également le premier issu de l’Afrique sub-saharienne, et a occupé cette fonction de 1997 à 2006. Le 10 décembre 2001, il a reçu le prix Nobel de la paix.
Alassane Ouattara s’est dit honoré que la Côte d’Ivoire ait été choisie pour l’IGW 2019. Il a révélé que Kofi Annan était un grand ami de la Côte d’Ivoire qui s’est vraiment impliqué dans la recherche de solutions pacifiques lors de la crise post- électorale de 2011. « Son engagement pendant cette crise n’est pas à discuter. C’est un partisan infatigable de la paix. J’invite toute la jeunesse africaine à s’inspirer de ce grand homme, dont le modèle de vie doit être pris comme une boussole pour les générations présentes et futures », a-t-il traduit.
Le président fondateur de la Fondation, Dr Mo Ibrahim, a soutenu que cette soirée-hommage est une célébration des travaux de la vie de Kofi Annan « et non ses funérailles ». Ajoutant que « Kofi Annan est un héros africain, un modèle de leadership. Il était une inspiration, un guide. L’Afrique a besoin de dirigeants courageux, qui méritent la confiance des peuples ; qui peuvent la leur retirer à tout moment ».
Intervenant, Kojo Annan, le fils de Kofi Anan, a affirmé que son père était un homme digne, intègre, excellent et déterminé. « L’Afrique est un continent riche avec des personnes pauvres. Nous, jeunes africains avons besoin de mentorat et je puis vous affirmer que nous y avons des gens de valeur, avec des personnes telles que mon père, Nelson Mandela, Aliko Dangoté, Tidjane Thiam, Didier Drogba, et tant d’autres challengers ».
Etaient présents à cette cérémonie, des anciens Chefs d’Etat tels que celui du Mozambique, du Cap Vert, Graça Machel Mandela (la veuve de Nelson Mandela), Elen Sirleaf Johnson (ancienne présidente du Libéria et lauréate de l’édition 2017 du prix Mo Ibrahim.
La série de témoignages a vu la participation de Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, du Directeur général de la Fondation Kofi Annan, Mark Mallow Brown, de l’artiste américain Bono. Cette édition de l’IGW, qui a débuté jeudi, porte sur le thème “Jeunesse africaine : migration, faute d’emplois ? » Les résolutions et propositions de l’activité ‘’Now Generation, débattus en atelier vendredi matin, seront connus samedi. Ce même samedi, Mo Ibrahim tiendra un Dialogue avec Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, de l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, et du Président ivoirien, Alassane Ouattara. Un concert géant, au Palais de la Culture de Treichville, avec des stars africaines clôturera dimanche soir, ces assises.
La Fondation Mo Ibrahim soutient la bonne gouvernance publique et le leadership de qualité sur le continent africain. Les indicateurs recueillis sont impartiaux et mis à la disposition des décideurs des pays pour leur permettre de mieux orienter leurs investissements. Ces assises d’Abidjan, verront la participation de plus de 800 personnes et plus de 30 médias venus du monde entier.
AIP
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des partenaires au développement dont le Japon se sont inscrits dans la dynamique de doter à terme à la Côte d’Ivoire de quelque 25 postes frontaliers, en vue de renforcer la sécurité et la cohésion dans ces parties du pays.
En présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, ils ont procédé vendredi à Abidjan, au lancement du projet, “Renforcer la sécurité et la cohésion sociale aux frontières de la Côte d’Ivoire”.
La chef de mission de l’OIM, Marina Schramm, a expliqué que la mise en œuvre de ce projet financé par le Japon vise à aider le gouvernement ivoirien à renforcer la sécurité des frontières et la gestion des flux migratoires.
« Il contribue d’une part à améliorer les capacités opérationnelles et stratégiques de la Côte d’Ivoire dans la gestion efficace de ses frontières, et d’autre part, à accroître la sécurité et la cohésion sociale dans les zones frontalières sensibles par le renforcement de la communication, de la cohésion sociale et de la confiance entre les autorités et les communautés et les communautés entre elles », a-t-elle indiqué.
Pour l’ambassadeur du Japon Hideaki Kuramitsu, la Côte d‘Ivoire étant engagée dans une dynamique de développement, la sécurité à ses frontières devient indispensable. Il a indiqué que son pays a financé ce projet à hauteur de 570 millions de FCFA.
« On a établi un premier poste il y a trois mois à Koguiénou et c’est le deuxième poste pour lequel le Japon contribue. D’autres pays membres de l’Union européenne ont déjà réagi dans le même sens. J’espère alors que les 25 postes frontières seront établis aussitôt que possible », a renchéri M. Kuramitsu.
Se félicitant de l’excellent rapport de coopération qui est entretenu entre la Côte d’Ivoire et le Japon, le ministre Sidiki Diakité a salué la réalisation de ce second poste au profit de la Côte d’Ivoire dans le département de Minignan, à Tiéfenso, à la frontière avec le Mali.
« La réalisation de ces postes frontières est extrêmement importante pour la Côte d’Ivoire dans la mesure où la criminalité transnationale, les questions de terrorismes, les véhicules de maladies quelque fois graves à travers la circulation des biens et des personnes aux frontières constituent des préoccupations majeures pour l’Etat de Côte d’Ivoire », a déclaré M. Diakité.
Il a expliqué que ces projets ont l’avantage d’être accompagnés d’un volet formation, sensibilisation des populations et mis en œuvre d’activités génératrices de revenus. « Ce sont des projets importants qui vont non seulement nous permettre de mieux contrôler les flux migratoire avec les Etats voisins, et surtout renforcer la cohésion entre les populations frontalières de nos Etats », a-t-il conclu.
AIP
Le président de la fédération ivoirienne de Krav- Maga(FIKM), Alassane Kouakou, a dressé le bilan moral d’une année d’exercice ‘’riche en évènements’’, lors de la quatrième assemblée générale ordinaire annuelle de la fédération, le samedi 16 mars à son siège à la Riviera Abatta.
‘’Bilan satisfaisant dans l’ensemble’’, s’est félicité Alassane Kouakou qui s’est voulu rassurant et résolument tourné vers le futur.
Tout en défendant sa gestion, il a exhorté les membres de son bureau à une union sacro-sainte, réitéré sa volonté de faire de la Cote d’Ivoire la plate-tournante du Krav Maga en Afrique..., mais surtout veiller à l’organisation des stages de formation de niveau international au profit des pratiquants du Krav Maga Ivoiriens et Africains.
Par ailleurs, au cours de l’exercice 2017-2018, la FIKM a organisé plusieurs évènements, notamment un stage international d’instructeur civil, qui a nécessité le déplacement d’Alain Cohen, expert israélien diplômé 5 ème Dan Wingate Institut niveau 2 du 27 au 30 janvier dernier. Ce stage a vu la formation d’une trentaine de participants ivoiriens et d’autres pays du continent. Il a porté sur trois modules, à savoir la sécurité d’enseignement, les techniques du Krav Maga et le travail sous stress.
Un fait d’arme pour la fédération ivoirienne de Krav Maga, résolument tournée vers la promotion et le développement de cette technique de combat en Côte d’Ivoire.
Pour les perspectives, Alassane Kouakou avec l’aide de son équipe dit poursuivre les efforts en vue du positionnement du Krav Maga avec l’ouverture d’autres clubs à travers le district d’Abidjan et à l’intérieur du pays.
Notons que M. Kouakou Alassane est le représentant exclusif en Côte d’Ivoire et en Afrique de la Krav –Maga Fédération- Association Consultate (KMF-AC ).
Louis Tanin
Depuis Rabat (Maroc) où il était en visite, le Pape François a appelé, le dimanche 31 avril 2019, à la solidarité entre croyants, en en faisant l’arme idéale pour contrer la poussée de l’extrémisme religieux dans le monde.
« Il est en effet indispensable d’opposer au fanatisme et au fondamentalisme la solidarité de tous les croyants, ayant comme références inestimables de notre agir les valeurs qui nous sont communes », a déclaré le Saint-Père de l’Eglise catholique, depuis l’esplanade de l’emblématique mosquée Hassan où il a été officiellement accueilli après sa descente d’avion.
Le Pape François a ainsi réitéré son vœu de voir s’approfondir les liens entre chrétiens et musulmans, notamment.
« Ici sur cette terre, pont naturel entre l’Afrique et l’Europe, je souhaite redire la nécessité d’unir nos efforts pour donner une nouvelle impulsion à la construction d’un monde plus solidaire, plus engagé dans l’effort honnête, courageux et indispensable d’un dialogue respectueux des richesses et des spécificités de chaque peuple et de chaque personne », a-t-il exprimé.
« C’est là un défi que nous sommes tous appelés à relever, surtout en ce temps où on risque de faire des différences et de la méconnaissance réciproque des motifs de rivalité et de désagrégation », a insisté le guide suprême de l’Eglise catholique romaine.
Le souverain pontife a rappelé à tous les croyants du monde leur devoir de participer à l’édification d’une société ouverte, plurielle et solidaire, à travers « le dialogue comme chemin à parcourir, la collaboration comme conduite et la connaissance réciproque comme méthode et critère ».
« C’est ce chemin que nous sommes appelés à parcourir sans jamais nous fatiguer, pour nous aider à dépasser ensemble les tensions et les incompréhensions, les masques et les stéréotypes qui conduisent toujours à la peur et à l’opposition », a-t-il fait comprendre.
Répondant à une invitation du Roi Mohammed VI, le Saint-Père est arrivé samedi après-midi pour une visite de 48 heures au Maroc. Il a été accueilli dans une grande ferveur populaire tout le long du parcours depuis l’aéroport jusqu’à la mosquée Hassan où un nombreux public a effectué le déplacement pour l’écouter malgré la pluie qui s’est abattue sur Rabat dès la mi-journée et qui ne s’est arrêtée qu’à la fin de la cérémonie officielle d’accueil.
Mise en garde contre le prosélytisme
Rencontrant le clergé du pays au deuxième jour de sa visite au Maroc, le Pape François a mis en garde la communauté catholique et à travers elle l’ensemble confessions chrétiennes contre le prosélytisme religieux, les ramenant à la vraie vocation de l’Eglise qui se situe bien au-delà du souci de faire du nombre.
Quelque 30 000 chrétiens dont 20 000 catholiques officiellement vivent au Maroc, une petite minorité dans une population globale de plus de 36 millions confessant à 99,9% la foi musulmane.
Une réalité qui, selon le Pape, ne doit pas être perçu comme un problème au point, pour les chrétiens, d’être tentés d’user de zèle pour gagner en nombre. L’enjeu résidant davantage dans la capacité des disciples du Christ à impacter positivement leur milieu de vie que dans le nombre, à l’éclairage de l’Evangile notamment de la parabole du levain enfoui dans une grande quantité de farine et qui doit faire monter la pâte.
« Jésus ne nous a pas choisis et envoyés pour que nous devenions les plus nombreux. Il nous a mis dans la société comme cette petite quantité de levain : le levain de la béatitude et de l’amour fraternel dans lequel, comme chrétiens, nous puissions tous nous retrouver pour rendre présent son règne. Autrement dit, les chemins de la mission ne passent pas par le prosélytisme qui conduit toujours à une impasse, mais par notre manière d’être avec jésus et avec les autres », a-t-il enseigné.
Le souverain pontife a ainsi exhorté la communauté catholique du Maroc à persévérer dans sa pastorale sociale à travers laquelle elle se fait proche des plus faibles. « Que votre charité se fasse toujours active et soit ainsi un chemin de communion entre les chrétiens de toutes les confessions présentes au Maroc : l’œcuménisme de la charité. Qu’elle puisse être ainsi un chemin de dialogue et de coopération avec nos frères et sœurs musulmans et avec toutes les personnes de bonne volonté », a appelé le Saint-Père.
Le Pape François a séjourné de samedi à dimanche à Maroc, à l’invitation du Roi Mohammed VI. Il a rencontré le clergé local dans la matinée de dimanche à la cathédrale St Pierre, avant de clôturer sa visite dans l’après-midi par une messe au complexe sportif Prince Moulay Abdellah, transformé pour l’occasion en une église géante.
Avec AIP
Le Centre d'Education pour une Société Durable (Centre ESD) indique dans un communiqué organiser #ParoleAuxCitoyens, une tournée de formation et d'échanges avec les populations de quatre (4) localités de la Côte d'Ivoire du 27 mars au 7 avril 2019.
Dénommée "Parole aux Citoyens", cette tournée est une rencontre de dialogue communautaire avec les jeunes des localités de Bondoukou, Gagnoa, Agboville et Bonoua. « Il s’agit pour nous à travers cette tournée de donner la parole aux populations pour leur permettre de s’exprimer sur les questions qui concernent leur quotidien. Cela vise à stimuler l’engagement et le dialogue social dans la société ivoirienne pour la cohésion sociale » Arsène Konan, directeur exécutif du Centre ESD.
Parole aux Citoyens est un concept d'échange à travers une émission radio publique sur les thématiques liées aux préoccupations des populations locales. Aussi, en marge de l’émission radio, les associations locales bénéficieront d’une série de formations sur les outils d'expression et les moyens d'actions de la société civile.
Les activités se tiendront selon le chronogramme suivant: Bondoukou : du 26 au 29 mars, thème:« Quelle approche pour relever le faible de scolarisation de la jeune fille? ». Gagnoa: du 27 au 30 mars, thème: « Encadrement et insertion des jeunes de Gagnoa. Quelle solution? ». Bonoua: du 04 au 07 avril, thème: « Insécurité sociale : consommation généralisée de la drogue : Cause Conséquence et Solution. ». Agboville: du 04 au 07 avril, thème: « Insécurité sociale : consommation généralisée de la drogue : Cause Conséquence et Solution. »
Daniel Coulibaly / Serv Com
La Conférence ministérielle africaine sur l'appui de l'Union africaine au processus politique des Nations-Unies sur le différend régional au sujet du Sahara s’est tenue à Marrackech(Maroc). La conférence qui a réuni plusieurs Etats africains, membres de l’union africaine, a adopté le lundi 25 mars une déclaration finale, signée par 37 pays, dont le Maroc, afin de mettre fin au conflit eu sujet du Sahara. Voici la déclaration.
Nous, les Etats africains, membres de l’union africaine : République d'Angola, République du Benin, Burkina Faso, République du Burundi, République du Cameroun, République du Cap-vert, République centrafricaine, union des Comores, République démocratique du Congo, République du Congo, République de Côte d’Ivoire, République de Djibouti, royaume d’Eswatini, République démocratique fédérale d’Ethiopie, République gabonaise, République de Gambie, République du Ghana, République de Guinée, République de Guinée-Bissau, République du Liberia, Etat de Libye, république de Madagascar, République du Malawi, Royaume du Maroc, République du Niger, République fédérale du Nigeria, République du Rwanda, République démocratique de Sao Tome-et-principe, République du Sénégal, République de Sierra-Leone, République fédérale de somalie, République du soudan, république du soudan du sud ; République-unie de Tanzanie, République du Tchad, République tunisienne et République de Zambie réunis à Marrakech, le 25 mars 2019, a la conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’union africaine au processus politique des nations unies sur le différend régional sur le Sahara; reconnaissant l’impératif de la consolidation de l’unité, du rassemblement et de la convergence de nos efforts en vue d’aboutir a l’Afrique que nous voulons ; attaches au choix stratégique de nos chefs d’Etat et de gouvernement en vue de dépasser les causes de division, de clivage et de fragmentation, qui mettent en péril l’unité de notre continent ; conscients de l’urgence pour notre continent de faire face aux questions prioritaires, notamment, le développement humain durable, l’intégration africaine et la prospérité de nos citoyens, dans le cadre de l’agenda 2063 ; sommes convenus de : 1. réaffirmer notre attachement indéfectible a une Afrique unie, stable, proactive et prospère, parlant d’une seule voix et a même de répondre aux défis multidimensionnels du monde complexe d’aujourd’hui et de demain ; 2. mettre en œuvre la vision sage et concertée de nos chefs d’Etat et de gouvernement, consacrée lors de la 31eme session ordinaire de la conférence de l’union, tenue les 1 et 2 juillet 2018 à Nouakchott (Mauritanie), au sujet du différend régional sur le Sahara ; 3. saluer, a cet égard, l’adoption, à l’unanimité, de la décision assembly/au/dec.693 (xxxi), sur le rapport du président de la commission de l’UA sur la question du Sahara, qui réaffirme l’exclusivité des nations unies en tant que cadre de recherche d’une solution politique, mutuellement acceptable, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara ;
2 4. Préserver l’esprit et la lettre de la décision 693, fruit de consultations approfondies du président de la commission et objet d’un consensus salutaire de nos chefs d’Etat et de gouvernement, tenant compte de son rôle fondateur dans le retour à la sérénité dans les travaux de l’union africaine ; 5. se féliciter de la mise en place, par la décision 693, du mécanisme de la troïka de l’Ua, compose des présidents sortant, en exercice et entrant de notre union, ainsi que le président de la commission de l’Ua, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les nations unies ; 6. réaffirmer notre rassemblement autour d’une mise en œuvre constructive et efficace du mandat de la troïka de l’Ua, qui consiste à protéger, à appuyer et à préserver l’intégrité du processus politique en cours dans le cadre exclusif des nations unies, sous la supervision du conseil de sécurité et sous les auspices du secrétaire général, en vue de parvenir à « une solution politique, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara qui repose sur le compromis » (op.2 de la résolution 2440 du conseil de sécurité des nations unies) ; 7. soutenir le mandat spécifique confère par la décision 693 a la troïka de l’UA, à l’exclusion de tout organe de l’union a quelque niveau que ce soit, afin de connaitre des développements du processus politique mené dans le cadre des nations unies sur la question du Sahara ; 8. souligner que le soutien de la troïka au processus politique des nations unies doit être préserve de toutes ingérences, interférences ou actions non consensuelles, de nature à concurrencer les efforts du secrétaire général des nations unies et de son envoyé personnel, à compromettre la cohésion de l’union ou à développer un processus parallèle de nature à cultiver la division entre ses Etats membres ; 9. souligner l’impact positif de la décision 693 sur le fonctionnement de l’UA, la cohésion de ses membres et la mise en œuvre de son agenda et de ses priorités, y compris en ce qui concerne une conduite sereine et apaisée des processus de partenariat liant l’union africaine ; 10. souligner, à cet effet, que la formule consensuelle et consolidée de la décision assembly/au/dec.635 (xxviii), adoptée lors de la 28eme session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union, tenue les 30 et 31 janvier 2017 à Addis-Abeba, relative à la représentation de l’Afrique par la troïka, à savoir le président en exercice, le président entrant et le président sortant de l’union africaine, le président de la commission, les présidents des communautés économiques régionales ainsi que le président du Nepad, élargie aux membres du bureau de la présidence de l’union, constitue une solution réaliste pour la résolution de la question du format de participation aux processus de partenariat liant l’union africaine et ses réunions ; 11. Estimer que toute initiative visant à porter atteinte à la teneur de la décision 635 risque de nuire à la crédibilité des processus du partenariat, et à leur contribution à la réalisation des objectifs de développement de notre continent ; 12. Saluer vivement l’initiative constructive du royaume du Maroc de convoquer cette conférence, qui démontre son adhésion a la mise en œuvre de la décision 693 ; 13. remercier les délégations des Etats africains membres de l’union africaine ayant participé à la conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’union africaine au processus politique des nations unies sur le différend régional sur le Sahara.
Adoptée à Marrakech, le 25 mars 2019