Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Un pas vers la réconciliation. Devant la situation de blocage qui plombe le Maghreb arabe, SM le Roi Mohammed VI a proposé, dans son discours à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte, la création d’un mécanisme politique de dialogue et de concertation entre le Maroc et l’Algérie, rapporte l'Agence de presse marocaine (MAP).

Ce mécanisme opérationnel est de nature à permettre aux deux pays de mettre sur la table tous les différends conjoncturels qui entravent le développement des relations bilatérales.

Le mode de fonctionnement de ce mécanisme proposé par le Souverain, le niveau de représentation de chaque pays, le format et la nature de cette structure sont des questions qui seront définies d’un commun accord, lorsque Alger aura donné son aval à cette proposition et l’aura éventuellement enrichie par de nouvelles idées et initiatives.

Sa Majesté le Roi a assigné à ce mécanisme trois mandats clairs. D’abord, offrir le cadre idoine pour discuter de manière franche et responsable de toutes les questions de divergence entre les deux pays. En vertu de ce mandat, le mécanisme devra s’engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert.

Il doit être aussi le cadre de coopération qui permettrait d’identifier les projets communs et les moyens de les mettre à exécution. Ce mécanisme servira aussi de cadre de concertation sur les questions aussi bilatérales que multilatérales, à l’image de la lutte contre le terrorisme et la migration.

La proposition royale est le prolongement d’une ambition proclamée il y a plus de 60 ans par la génération de la Libération et de l’Indépendance pour un Maghreb uni, à l’occasion de la Conférence de Tanger.

Le Souverain a rappelé dans ce contexte les relations solides développées pendant la guerre des indépendances entre le Trône marocain et la Résistance algérienne, relation bâtie sur une conscience forte quant à la nécessité d’une action politique maghrébine commune.

Au-delà de cet aspect historique évident et archi-connu dans les relations entre les deux pays, le Souverain a mis le doigt sur l’impératif pour Rabat et Alger d’agir main dans la main en vue de relever efficacement les défis régionaux et internationaux, particulièrement en termes de lutte anti-terroriste et de coordination face à la problématique migratoire.

C’est avec “clarté et en toute responsabilité” que le Souverain déclare la disposition du Maroc à s’engager dans un dialogue direct et franc avec l’Algérie afin de mettre fin aux écueils qui freinent l’avancée des pays du Maghreb arabe vers des horizons plus prospères et moins conflictuels.

L’initiative de SM le Roi en direction de l’Algérie est animée par l’estime et l’affection que portent tous les Marocains à ce pays et à son peuple. Elle est aussi mue par la volonté d’asseoir les relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage.

Le cap qui sous-tend l’initiative royale est le reflet de l’idée fédératrice d’un Maghreb arabe possible dont ont rêvé des générations entières de Maghrébins sous la colonisation et après l’indépendance.

Cet appel de cœur, sincère et sans équivoque lancé en direction de l’Algérie fait écho à l’engagement royal volontariste à œuvrer de concert avec ce pays voisin pour l’épanouissement des peuples de la région.

L’invite royale restera à l’évidence un acte historique, prononcé par un leader à l’écoute des peuples de la région dans leurs aspirations légitimes et des jeunes générations en particulier.

Avec la MAP

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Dr Sangaré Yaya, secrétaire exécutif du programme d’appui stratégie à la recherche scientifique en Côte d’Ivoire(PASRES) et Dr Peter Ndemere, secrétaire exécutif du conseil national ougandais pour la science et la technologie (UNCST) ont signé un protocole d’accord de coopération scientifique pour le financemnt des projets de recherche scientifique, le mardi 6 novembre 2018, à Abidjan.

La Côte d’Ivoire et l’Ouganda ont décidé de collaborer en matière de recherche scientifique. A l’occasion du forum annuel des organismes africains de financement de la recherche en Afrique subsaharienne en terre ivoirienne, cette volonté s’est traduite par la signature d’un protocole d’accord de coopération scientifique. Concrètement, il s'agira de financer les différents projets de recherche dans les domaines de la biodiversité et l’environnement, l’agriculture et les sciences sociales et humaines.

«Cette collaboration va donner aux chercheurs ivoiriens et ougandais de travailler ensemble sur les mêmes projets de recherche avec l’appui technique et financier du Canada, du Royaume-Uni, de la Suède et de l’Afrique du Sud.», a précisé le Dr Sangaré Yaya, secrétaire exécutif du PASRES, ajoutant que ce protocole d’accord va également permettre aux différents chercheurs d’aborder les problèmes de fond.

Pour rappel, le PASRES est un Programme de soutien à la recherche scientifique, fruit de la coopération ivoiro-suisse, mis en place le 15 juin 2017. Depuis cette date, ce programme a financé 199 projets de recherche et contribué à la soutenance de 58 thèses de doctorats. A cela s’ajoute un nombre important de bourses allouées à des enseignants –chercheurs, doctorants etc. Quant au conseil national de l'Ouganda pour la Science et la technologie (UNCST), il est spécialisé dans la gestion des indicateurs des sciences techniques et innovation(STI).

 

Daniel Coulibaly

 

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L’Éthiopie a instauré le service de visa à l’arrivée pour tous les voyageurs africains à compter du 1er novembre 2018. Le service a été lancé lors une cérémonie organisée au siège de la Commission de l'Union africaine en présence du président de la Commission de l'Union africaine, de hauts fonctionnaires éthiopiens, d'ambassadeurs africains résidant à Addis-Abeba, du Directeur Général d'Ethiopian Airlines, invités et représentants des médias.

M. Tewolde Gebremariam, DG du groupe Ethiopian, a déclaré: «C'est vraiment un honneur et un privilège spécial d'assister à cette journée historique et vraiment inspirante. Ethiopian Airlines rapproche les pays d’Afrique et l’Afrique du reste du monde depuis plus de sept décennies. Aujourd'hui, Ethiopian dessert 60 destinations africaines et relie le continent à plus de 50 grandes villes internationales sur cinq continents. Le visa à l'arrivée pour les frères et sœurs africains et, plus important encore, le visa en ligne, stimulera considérablement le tourisme transfrontalier, le commerce et les investissements, renforcera encore l'intégration africaine. »

Depuis plus de soixante-dix ans, la compagnie panafricaine Ethiopian Airlines a rapproché l’Afrique du monde. Grâce à ses engagements sans faille et à ses efforts pour combler le vide de la connectivité aérienne dans les cieux africains, Ethiopian dessert aujourd'hui 59 villes sur le continent et se taille la part du lion du réseau intra-africain.

Il convient de rappeler que le Département principal de l’Éthiopie chargé de l’immigration et des affaires de nationalité, en collaboration avec Ethiopian Airlines, a lancé un service de visa électronique pour tous les visiteurs internationaux en Éthiopie en juin.

 

Daniel Coulibaly avec ACC Côte d'Ivoire

 

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Les travaux du premier forum annuel des organismes de financement de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne ont débuté, mardi à Abidjan. La question du financement des recherches sur le continent constitue le point essentiel de ces premiers échanges. Quels types de financements pour les différents programmes de recherche?

Lors d’une cérémonie de lancement de ces travaux, le Dr Sangaré de la Côte d’Ivoire et secrétaire général du Pasres a insisté sur la nécessité des gouvernements à financer la recherche dans leurs pays, car les besoins et les défis à relever sont énormes. Pour lui, il faut mener des réflexions sur les modalités et mécanismes pour mobiliser davantage des ressources additionnelles dans le cadre de la recherche.

Le Dr Julius Mugwagwa de l’université de collège London(UCL) a, dans une présentation, relevé une inadéquation des ressources et aussi le mauvais choix des partenaires de financement.

« La question de la pérennité des innovations de financement devrait être une priorité », a-t-il dit, ajoutant qu'il faut soutenir les chercheurs informels à travers des actions concrètes et surtout une volonté politique pour les accompager.

Il propose : l’engagement des gouvernements à financer les programmes de recherche ; la révision de l’écosystème des innovations, un rôle important à jouer dans le cadre de la mobilisation des ressources de la part du secteur privé.Abidjan le 06 nov 18 Jour 1 des travaux du Forum annuel des organismes africains du financement de la recherche scientifique15

Plus de 16 pays africains membres du Conseil mondial de la recherche (GRC) participent à cette grande rencontre de réflexion sur « Nouvelles approches du financement de la recherche et l’innovation en Afrique ».

La Guinée et le Mali, non membre, sont les invités.

 

Daniel Coulibaly

 

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Le Dr Albert Mabri Toikeuse a encouragé une "forte collaboration" entre les pays africains dans le cadre de la recherche scientifique sur le continent, le lundi 5 novembre 2018, à l’ouverture du premier forum annuel des organismes de financement de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne à Abidjan. Cette rencontre est co-organisée par le PASRES de la Côte d’Ivoire et la national reseach fondation(NRF) d’Afrique du Sud.

Pour le ministre ivoirien de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ce forum permettra aux différents chercheurs et experts de partager leurs expériences et mutualiser les ressources, afin de servir de cadre d’échanges pour faire avancer la recherche scientifique au niveau mondial et promouvoir le partenariat entre les pays du Nord (USA, Chine, Japon, Allemagne, Suisse, France) et ceux du Sud.

« Il est important de promouvoir de nouvelles approches de financement eu égard les défis à relever », afin de doter nos pays d’outils efficaces de financement à la recherche en vue de partenariats solides pour la réalisation de projets conjoints sur le continent. D’où l’importance de relever le soutien technique et financier des organismes tels que le département du Royaume-Uni pour le développement international(DFID), le centre canadien de recherche pour le développement international(CRDI), la fondation nationale pour la recherche en Afrique du Sud(NRF) et l’Agence suédoise de coopération internationale au développement(SIDA).

Dr Sangaré Yaya, secrétaire exécutif du PASRES, a souligné que les fonds publics alloués par les gouvernements africains pour le financement de la recherche s’avèrent insuffisants, il est donc opportun pour les Etats de travailler ensemble à explorer de nouvelles approches de financement de la recherche. Et de décliner les quatre objectifs prioritaires de l’initiative des conseils subventionnaires de la recherche en Afrique subsaharienne (SGCI), évènement majeur de ce forum. Il s’agit de : renforcer les capacités des organismes de financement de la recherche en Afrique subsaharienne à mieux gérer la recherche ; concevoir des programmes de recherche fondés sur l’utilisation d’indicateurs solides en matière de science, technologie et innovation; promouvoir l’échange d’expériences et de connaissances avec le secteur privé.Sangaré Yaya Secrétaire Exécutif PASRES Abidjan 5 nov 18 Ouverture du forum annuel des organismes africains de financement de la recherche scientifique1402

Des intervenants ont salué la tenue de ce forum pour une première fois en Afrique francophone, et précisement en terre ivoirienne.

Il faut souligner que ce forum a pour thème : « Nouvelles approches du financement de la recherche et l’innovation en Afrique ». Il prend fin ce vendredi.

 

Daniel Coulibaly

 

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Il se nomme Jair Messias Bolsonaro. Il est le nouveau président du Brésil. Élu au second tour avec 55% des voix contre 45% pour son adversaire Fernando Hadad. Ce sexagénaire entre dans le cercle des élus dont la victoire ne souffre d’aucune contestation.

Jair Messias Bolsonaro est élu après un contexte électoral émaillé de quelques faits notables comme l’emprisonnement de l’ex-président, Lula Da Sylva, à quelques jours de la campagne présidentielle, dont les sondages prévoyaient la victoire, l’agression au couteau du candidat Jair Messias Bolsonaro, l’entrée en lice du poulain de Lula dont la caution pour le substituer fut rédigée par l’ex-président depuis sa cellule.

Cependant, tous ces faits n’ont pas conduit le Brésil dans une période  de violences durant les 45 jours de la campagne électorale. Bien au contraire, c’est fort du soutien de plus 57 millions de Brésiliens que Jair Messias Bolsonaro va gouverner un pays continent.

Avec une telle légitimité, il pourra mettre en pratique son programme pour lequel les Brésiliens l’ont élu.

Ce rêve se vit au Brésil. Alors que sous nos cieux de simples élections régionales et municipales plongent dans une torpeur les citoyens laissant planer l’incertitude quant à l’échéance électorale présidentielle prévue en 2020. Il y a lieu de se servir de ce modèle de démocratie apaisée pour faire comprendre aux Ivoiriens dans leur ensemble que la vie d’une nation ne s’arrête pas à des élections aussi importantes soient telles.

 

Dao Mathurin

 

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Bayé Marceline est la mère de l’artiste zouglou Gnakpaud Venance Valère très connu sous le surnom Atito Kpata. Dans cet entretien, la fondatrice du groupe « Dahiwo zibo » de Saioua parle de l’enfance de son fils, ses débuts dans la musique, et surtout la mésentente entre son « chouchou » et Yabongo Lova. C’était à l’occasion des funérailles du fils de sa grande sœur, le samedi 18 août 2018, à Divo.

Qui lui a donné le surnom Atito kpata ?
Il faut savoir que, je suis originaire de Saioua et son père Gnakpaud Gokou Sylvain de Gagnoa. C’est d’ailleurs lui qui l’a surnommé « Atito » qui veut dire « ami » en bété. Quand il était enfant, son père lui a donné ce surnom en référence à un de ses amis. Et quand il a commencé à chanter tout le monde disait que c’est « kpata », parce qu’il chantait très bien. C’est ainsi qu’on a commencé à l’appeler « Atito Kpata ». Il a donc gardé ce surnom qui fait beaucoup artiste.

Parlez-nous de son enfance et ses débuts dans la musique ?
Atito kpata était très brillant à l’école. Il a eu son entrée en 6ème à l’âge de 10 ans. Mais arrivée un moment, il a préféré la chanson aux études. En ce moment-là, nous étions à Abidjan, Yopougon-Selmer. C’est précisément à 9 ans, qu’il a commencé à fredonner les chants. Une fois en classe, il se cachait sous les bancs et écrivait les chansons que j’avais l’habitude de chanter en sa présence. En classe de 4ème, il m’a dit qu’il ne voulait plus aller à l’école. Et je lui ai dit ton père et moi, nous faisons tout pour payer tes études et tu ne veux plus aller à l ‘école ! Non, il faut que tu ailles à l’école. Il m’a répondu : « Maman, je veux chanter ». Je lui ai demandé pourquoi tu veux chanter ? Il m’a rétorqué : « Maman, c’est ce qui va te donner à manger ». J’ai dit d’accord, comme tu veux chanter, mais je ne veux pas te voir en train de voler, fumer la drogue ou faire des bêtises. Dans sa première chanson, il a chanté « maman m’a dit de ne pas voler ». Et la première fois que j’ai écouté cette chanson, j’ai su que c’était lui. Dans la chanson, il a cité mon nom. Or, je ne savais pas qu’il avait fait sortir son CD. Il ne m’avait rien dit. Et quand je l’ai vu à la télévision, j’ai été convaincue que c’était vraiment lui. J’étais très contente pour lui, parce qu’il a respecté sa parole et à écouter les conseils que je lui avais donnés. J’avais peur parce qu’arrivé un moment je ne savais pas ce qu’il faisait. Il était avec des amis, mais je craignais un peu pour son avenir. Donc quand je l’ai vu, c’était vraiment la joie. Il m’a appelé pour que je vienne le voir. Une fois chez lui, il m’a fait une grande surprise en me remettant une somme de près de 100 mille Fcfa. Je ne m’attendais pas à cela. Je me suis rappelé qu’il m’avait dit que c’est la chanson qui allait me donner à manger. Il a tenu sa parole.

Séparation Atito et Sisco, que s’est-il passé ? zik photo 169
Ati chantait avec Sico. Mais la deuxième fois qu’ils sont allés en France, les deux dormaient et Sisco s’est levé dans la nuit et a fui la chambre d’hôtel. Ati est revenu au pays. Quand, il est rentré, il m’a expliqué ce qui s’est passé. Lui-même m’a dit que ce n’était pas grave, et que chanter seul, c’était aussi bon. Je l’ai encouragé à continuer.

fd8c19317fb5b1ac81c64d5003b03f2fQue savez-vous de la mésentente entre lui et Yabongo ?
Atito et Yabongo sont des frères. Ils sont tous deux bété. Yabongo est l’aîné d’Ati. Mais Yobongo était à la recherche d’un producteur. Un jour, il est venu voir mon fils accompagné de sa maman pour que les deux chantent ensemble. C’est Atito qui l’a présenté à son producteur Mike Le Bosso. C’est lui qui a été le premier producteur de Yabongo Lova. S’ils ne se parlent plus, c’est parce ce que Yabonbo a été ingrat. Mon fils m’a expliqué ce qui s’est passé, je lui ai dit si quelqu’un ne t’aime pas ce n’est pas la peine de continuer à marcher avec lui. S’il ne t’aime pas, tu ne vas pas chez lui et tu dis à ta femme également de ne pas se rendre chez lui. Mais tout s’est dégénéré entre eux à la suite d’un d’accident de la circulation. Il m’a dit que la femme de Yabongo avait accouché et il est venu le voir. Il est venu le chercher pour aller chez lui. Ce jour-là, Atito est monté dans la voiture de Yabongo. C’est en allant que l’accident s’est produit. Le véhicule a percuté un gros arbre. Yabongo a pris le côté de mon fils pour aller contre cet arbre. Lui est sorti indemne de cet accident, mais mon fils a eu le bras cassé. Je ne savais pas, c’est ma dernière, sa petite sœur, qui m’a tenue informer. J’étais au village. Je suis rentrée précipitamment sur Abidjan. Je me suis rendue au CHU de Yopougon. Le jour de l’accident, tout le monde s’est rendu au Chu, mais lui Yabongo a préféré plutôt se rendre à Yamoussoukro pour faire son spectacle. Le jour qu’on devrait opérer son bras, il a envoyé ses managers, je les ai fait refouler. Et jusqu’à présent, Yabongo n’est pas venu vers Atito pour lui dire « Yako ».

Que voulez-vous dire à Yabongo ?
Depuis que l’accident s’est produit, il n’est pas venu me voir. Si je le vois et qu’il me tend la main, je le dépasse, parce qu’il a dit dans un journal que c’est moi qui l’ai empêché de rendre visite à mon fils. Il a menti. S’il était venu vers moi avec sa maman, je pouvais comprendre cela et dire à mon fils de tout laisser tomber. C’est pourquoi, je dis à mon fils de ne plus s’associer à lui.

Quel sentiment vous anime quand vous voyez votre fils aujourd’hui ?
Je suis fière de lui. C’est vrai au début, j’étais un peu inquiète quand il est venu me dire qu’il abandonnait les études pour chanter. Ce n’était pas évident aussi s’il avait continué les études, qu’il trouve du travail de nos jours. Mais tout ce que Dieu fait est bon. Je ne regrette pas. Il s’occupe bien de moi. Lui et ses frères et sœurs sont à mes petits soins. En tout cas, chaque fin du mois, ils prennent tout en charge.atito 0000

Quels conseils pouvez-vous lui donner ?
Je lui dis toujours d’être prudent, car le milieu du showbiz n’est pas bon. Quand, il va en voyage, je lui dis de faire attention à ce qu’il mange et bois. Après, un spectacle qu’il rentre immédiatement à la maison.

 

Entretien réalisé par Daniel Coulibaly

 

 

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Les travaux de la 2ème session ordinaire du Haut Conseil de la Fondation Mohammed VI des Ouléma africains ont débuté, le samedi 3 novembre 2018 à la grande salle de la commune de Fès au Maroc.

Réunir pour la 2ème fois consécutive dans la capitale spirituelle du royaume chérifien, les Ouléma Africains ont salué à sa juste valeur le bilan satisfaisant de 2017 des 19 activités de la Fondation réalisées dans toute l’Afrique. Ensuite, ils décideront du programme annuel de l’an 2019.

Dr. Ahmed Attaoufiq, président délégué de la Fondation Mohammed VI des Oulema Africains et ministre des Habouts et des Affaires Islamiques du Royaume du Maroc, a félicité tous les Ouléma Africains pour leur implication dans l’exécution du programme annuel de 2017.

En outre, il a fait savoir que ce sont des valeurs qui unissent tous les ouléma à travers la préservation et la conservation des constances spirituelles et religieuses de l’Islam modéré, mais aussi de la consolidation des relations entre le Royaume Chérifien et les autres pays africains.

’’Les objectifs de la fondation Mohammed VI est de collaborer avec les Ouléma Africains pour immuniser l’Afrique contre la radicalisation et du terrorisme’’, indique-t-il. 

Le président délégué de la Fondation n’a pas manqué de rappeler les 4 caractéristiques à tous ceux qui veulent militer à la fondation qui sont entre autres : le dévouement dans la gestion des affaires de la communauté ; être ouvert et flexible dans l’éthique et dans la déontologie de l’Islam ; travailler inlassablement et ne pas se laisser impacter par les forces nouvelles et les mauvaises images que montrent les ennemis de l’Islam et réaliser de grands travaux à des coûts maitriser pour le bonheur des populations africaines.

Au nom des Ouléma du Maroc, Dr. Mohammed Yessef, a mis l’accent sur l’engagement des savants africains pour faire de l’Afrique un sanctuaire de paix, d’amour et de respect de la dignité humaine. « Votre mission est de lutter contre la déviation et la radicalisation qui constituent un frein au développement et au bien-être de l’Afrique. Nos ancêtres nous ont légué de bons comportement et de bons enseignements de l’Islam. C’est pour cela qu’ils ont pu accomplir des miracles », a-t-il souligné.

Le Cheick Ibrahim Saleh Husseini, président de la section du Nigeria, s’est réjoui en ces termes : « Nous, savants africains, nous-nous félicitons pour cette chance unique de faire vivre le vrai Islam modéré en contradiction avec l’islam barbare et terroriste », sans manquer de remercier le Roi Mohammed VI pour la création de la Fondation des Ouléma Africains, et surtout celle de la chaîne de télévision et radio Mohamed VI pour la religion musulmane.

Notons qu’à cette 2ème session ordinaire participe plus de 250 membres Oulémas et 100 Halimates des différentes sections de la fondation venus de 32 pays africains.

 

Fané N’facoro

 

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Meilleure chantre tradi-moderne de la Côte d ‘Ivoire en 2016, Emi Tiapo est l’une des chantres de l’éternel les plus en vue dans la communauté Baoulé depuis 2009 date de sortie de son premier album. A son actif, 3 albums à succès (‘’Miessé’’,’’Jesus Mo’’ et ‘’La parole de Dieu guérit’’). Emi Tiapo a la particularité de chanter uniquement en baoulé.

Emi Tiapo,Tiapo Koffi Emilienne, quel est le nom que vous chérissez ?
Mon nom d’artiste est Emi Tiapo, et ce nom est enregistré au Burida depuis la sortie de premier album, Miessé en 2005 qui a connu un franc succès partout en Cote d’Ivoire et particulièrement dans la communauté baoulé. En 2009, j’ai sorti mon deuxième album ‘’Jesus Mo’’ et depuis 2014, le dernier ‘’La parole de Dieu transforme’’.Tous ces albums connaissent un franc succès et sont toujours d’actualité.

Vous confirmez que vous chantez uniquement en baoulé ?
Oui je chante à 100% en baoulé vu que je ne suis pas allé à l’école. Et je chante pour tout le corps du Christ, pas uniquement pour les églises évangéliques. Je chante pour la gloire de Dieu. Que vous soyez catholique, Assemblée de Dieu, Protestant…., j’annonce la bonne nouvelle du Christ à travers mes chants et ma musique.

Comment êtes- vous venue à la musique ?
Je peux dire que depuis ma tendre enfance. Mon père et ma mère sont des musiciens avant même ma naissance. Et moi, j’ai voulu chanter pour la gloire de Christ, je suis devenu donc chantre de l’Eternel, alors je peux affirmer que chez nous, la musique est héréditaire. Mon père était instrumentiste, et moi je joue à la guitare, c’est un don. C’est héréditaire et j’ai décidé de glorifier l’Eternel à travers mes chansons.

Votre dernier album date de 2014. A quand le prochain ? Et pourquoi une si longue attente ?
Le dernier (9 titres) et le deuxième album (10 titres), sont toujours d’actualité et mes fans les réclament constamment. Dieu m’a fait la grâce de pouvoir lire la bible en baoulé et je n’ai pas de problème particulier pour produire les albums. « Toute chose est bonne à son temps », dit la parole. Et je pense que très bientôt je sortirai un nouvel album. J’ai été meilleure chantre tradi-moderne en 2016. Il faut que je continue à travailler pour être toujours au top et rester toujours à la tête.

Quel regard portez- vous sur la situation des chantres aujourd’hui en Côte d’Ivoire ?
Il faut dire que les chantres sont un peu marginalisés et ne font pas objet d’attention particulier de la part du ministère de la culture. Et pourtant la musique chrétienne est en nette progression dans notre pays. Par exemple, il est rare de voir un amoureux de la musique tradi-moderne qui n’écoute pas Emi Tiapo. C’est pourquoi, je pense que nous devons être associés de plus en plus au niveau du Burida, du ministère de la culture…

Votre artiste préféré ?

J’aime bien Allah Thérèse et Patience Dabany.Ces deux grandes dames sont de mon point de vue des exemples à suivre. Des modèles de don de soi, d’amour du travail bien fait et l’expression du talent incarné.

Un message au corps du Christ…

Je veux demander au corps du Christ de pratiquer l’amour véritable entre frères et sœurs. Sans l’amour de son prochain, rien ne peut marcher. Je suis un peu triste lorsque j’entends ici et là dans les églises les calomnies, l’hypocrisie, le mensonge. En clair, il faut arrêter d’être méchants car nous devons être des exemples. Et toujours prier pour la paix et la concorde entre tous les fils de notre pays, la Côte d’Ivoire.

 

Entretien réalisé par Louis Tanin

 

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Cécile Mégie, directrice de RFI, a déploré la lourdeur avec laquelle les enquêtes se mènent à Kidal (nord Mali) sur les circonstances de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, respectivement journaliste et technicien de RFI, 5 ans après. « 5 ans, c’est trop et ça suffit», a-t-elle fait savoir en conférence de presse, après la cérémonie officielle de remise de la 5ème édition de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon », le vendredi 2 novembre à Abidjan.

Complet Ghislaine et ClaudeElle a, par ailleurs, souhaité une accélération des enquêtes pouvant permettre d’élucider les circonstances dans lesquelles ses deux collaborateurs ont été tués, dont la mort a été revendiquée par Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique, car les parents de ceux-ci sont impatients de connaitre la vérité. Un cri de cœur au juge Jean-Marc Herbaut qui mène l’enquête en France et juge malien nommé en fin 2017 pour cette affaire.

Mais avant, le jury de la 5ème édition de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon », présidé par Cécile Mégie, a donné son verdict. Taby Bado Marina Java, titulaire d’un BTS en communication d’entreprise à l’institut de commerce et d’administration des entreprises(ISCAE) et journaliste à La Voix des Lacs de Yamoussoukro et Aman Baptiste Ado, titulaire d’un master en télécommunication spécialité technologies de l’audiovisuel à l’institut des sciences et technologies de la communication(ISTC), sont les deux lauréats de l’édition 2018. Ils sont respectivement lauréate de la catégorie jeune journaliste radio et lauréat jeune technicien radio. Le mérité de la jeune journaliste radio de 30 ans vient de son reportage « l’absence de dialogue dans l’éducation traditionnelle en Côte d’Ivoire» et le technicien Aman Baptiste Ado, 32 ans, pour son travail technique sur le reportage «les cours communes à Abidjan».IMG 25037

Les deux candidats ont été désignés après deux semaines d’un stage dispensé par l’Académie France médias monde à Abidjan. Ils étaient 10 journalistes et 10 techniciens sélectionnés pour cette formation sur plus d’une centaine de candidatures reçues.

Taby Bado Marina Java et Aman Baptiste iront à Paris pour suivre une formation intensive en février 2019, à la fois en immersion à RFI, et au sein des établissements partenaires de la bourse (Ecole de journalisme Sciences Po et l’institut de formation national de l’audiovisuel).

Ils ont reçu leur prix des mains de leurs prédécesseurs sénégalais de l’édition 2017, Arona Diouf(journaliste) et Nicole Diedhiou(technicienne) en présence d’Appoline Verlon, fille de Claude Verlon, de Danielle Gonod, présidente de l’association « Les amis de Ghislaine et Claude Verlon ».

L’objectif de cette bourse est de transmettre l’esprit d’abnégation et la passion de « Ghislaine Dupont et Claude Verlon » dans leur mérier respectif à la jeune génération de journalistes en Afrique.

A l’occasion de cette cérémonie, un hommage a également été rendu à Jean Hélène, correspondant de RFI assassiné il y a 15 ans à Abidjan.

La cérémonie a réuni de nombreuses personnalités françaises et ivoiriennes parmi lesquelles l’ambassadeur de France à Abidjan, Gilles Huberson, Sidi Tiémoko Touré, ministre ivoirien de la communication et des médias…

Pour rappel, la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » a été créée en 2014 par France médias monde. La 1ère édition a eu lieu le 2 novembre de la même année au Mali. En référence à l’assassinat des deux employés de RFI, l’ONU a décrété le 2 novembre de chaque année comme la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. La prochaine édition se tiendra à Madagascar, dit-on.

 

Daniel Coulibaly

 

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