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Le Centre de gestion de la SODEFOR (Société de Développement des Forêts) de Korhogo a initié, jeudi, au centre polyvalent Soro Kigbafori Guillaume de ferkessédougou, une rencontre visant à informer les populations du Tchologo du démarrage imminent d’une opération de déguerpissement des occupants des forêts classées de la région, rapporte l'AIP.
« L’État a pris une décision à travers le conseil national de sécurité. Depuis l’année dernière l’État a pris une décision que les populations qui sont installées dans les forêts classées illégalement, puissent quitter les lieux », a fait savoir le directeur du centre de gestion de la SODEFOR de Korhogo, Alphonse Tapé Bi, en présence du de région du Tchologo, Kouamé Koffi, et d’autorités administratives, élus, chefs coutumiers, chefs de terres et populations des départements de Ouangolo et Ferkessédougou.
Cette opération de déguerpissement décidée par le gouvernement ivoirien concerne toute la Côte d’Ivoire. Elle a commencé au Sud et s’est étendue à l’Est et à l’Ouest. Au Nord, elle a commencé dans la zone de Dianra dans le mois de mai, et s’est poursuivie dans le département de M’Bengué dans la la forêt de Paguenou en juin.
Les aires protégées concernées dans le Nord pour cette première phase de déguerpissement sont les forêts classées du Bandaman supérieur, de Laléraba, du Koba, de Nougbo.
Alphonse Tapé B a invité les occupants illégaux de ces forêts « à faire leurs bagages et quitter les lieux avant l’intervention des forces mixtes en charge de l’exécution de cette opération ».
Le préfet Kouamé Koffi a pour sa part, appelé les populations concernées à se soumettre aux ordres du gouvernement, afin que le déguerpissement se fasse sans heurts. « Il y va de la survie de notre patrimoine forestier. Sans forêt, il n’y a pas d’agriculture, pas de pluie, ni d’eau ni de poisson. Ce sera le désert », a-t-il rappelé, exhortant les leaders d’opinion à relayer la sensibilisation auprès des populations.
Cette séance d’information et de sensibilisation sur la libération des forêts classées intervient après une autre similaire tenue en décembre.
(AIP)
Une délégation brésilienne comprenant des broyeurs et des transformateurs intervenant dans la chaîne de valeur du cacao ont exprimé, jeudi, leur reconnaissance au gouvernement ivoirien pour les efforts accomplis en vue de la reprise des exportations de cacao ivoirien vers le Brésil.
Depuis 2013, le Brésil a suspendu les importations de fèves de cacao de Côte d’Ivoire après la découverte d’une cargaison infectée par des insectes. Ces importations ont repris depuis le mois de juillet 2018 après la mise en place de nouvelles procédures.
Lors d’une rencontre avec le ministre de l’Agriculture et du Développement Rurale, Mamadou Coulibaly Sangafowa, jeudi, le chef de la délégation et président de l’Association des broyeurs et transformateurs du Brésil, Eduardo Bastos, s’est félicité du respect des procédures mises en place de commun accord.
Il a souligné par ailleurs que la reprise des importations fait suite à une instruction du ministère brésilien de l’Agriculture, qui précise également que le pays n’importera que de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans le cadre des nouvelles procédures mises en place.
Le ministre Mamadou Sangafowa a exprimé pour sa part tout son intérêt pour la coopération avec le Brésil qu’il a estimé en deçà des potentialités des deux parties. Il a évoqué la question de la transformation du cacao en Côte d’Ivoire qui sera, a-t-il précisé la prochaine étape des discussions avec le Brésil.
« Je vous demande de saisir cette opportunité parce qu’il est clair que nous voulons exporter de moins en moins de fèves et faire de plus en plus de transformation », a-t-il lancé aux investisseurs brésiliens.
Les usiniers brésiliens broient 240.000 tonnes par an pour une production de 180.000 tonnes. D’où un déficit de 60.000 tonnes à recouvrer sur le marché international, notamment en Côte d’Ivoire et au Ghana.
AIP
Le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, a procédé, jeudi à l’hôtel Radisson d’Abidjan, à l’ouverture d’une réunion du G7++ sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, précisément sur la piraterie et crimes commis sur la mer.
Ces travaux auxquels prennent part des experts des pays du Golfe de Guinnée, sont « un moment déterminant pour la gouvernance de notre espace maritime, (…) pour éliminer la criminalité maritime de notre espace », a expliqué M. Koné.
Cette réunion se tient en prélude à la session 2018 de la Réunion du G7++ ou Groupe des Amis du Golfe de Guinée, prévue du 6 au 7 décembre à Abidjan, sous la coprésidence de la Côte d’Ivoire et du Canada.
« Il s’agit aujourd’hui afin d’avoir un point de vue commun, en attendant la rencontre de décembre », a fait savoir le ministre Amadou Koné, en présence de la représentante de l’Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, Isabel Mainville, et du Secrétaire adjoint du Conseil national de la sécurité de Côte d’Ivoire, Ago Christian Kodia.
Le Secrétaire permanent chargé de l’action de l’Etat en mer, Abroulaye Fofana s’est pour sa part inquiété de la recrudescence de de la criminalité maritime dans cet espace, où plus de 40% des incidents maritimes au monde ont eu lieu dans les deux premiers trimestres de 2018.
En dépit des efforts déployés par les Etats du Golfe de Guinée, les statistiques relatives à la criminalité maritime dans cette zone demeurent élevées, a-t-il relevé.
L’objectif du G7++, précise-t-on, est d’aider les pays du Golfe de Guinée à améliorer la sécurisation de leurs espaces maritimes, à harmoniser les différents cadres législatifs dans le cadre de la lutte contre la criminalité maritime, à renforcer la coopération inter-Etat et à promouvoir l’économie bleue.
Ce groupe comprend l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, l’Italie, le Japon, le Royaume-Unis, la France, la Belgique, le Brésil (observateur), la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse, l’Union Européenne, l’ONUDC et Interpol.
La scolarisation de la jeune fille toujours compromise par les grossesses indésirées. Le Réseau Ivoirien pour la Promotion de l’Education pour Tous (RIP EPT) a organisé mercredi, un atelier de sensibilisation sur la scolarisation de la jeune fille et la lutte contre les grossesses en milieu scolaire, à la bourse de travail de Daloa.
L’objectif de l’atelier est de sensibiliser les enseignants, les encadreurs et les communautés sur la nécessité d’accompagner la scolarisation de la jeune fille et s’approprier des textes protégeant la jeune fille contre toutes formes de violence y compris les grossesses pendant la scolarité.
Au niveau spécifique, les responsables syndicaux, les encadreurs, les responsables d’établissement, les communautés, les parents d’élèves ont été invités à voir le film documentaire sur les grossesses en milieu scolaire et à entamer le débat avec les parents sur l’importance de l’éducation de la fille, le suivi du travail scolaire et tirer le bilan des discussions.
A cet atelier, le conférencier Baillet Hervé, juriste publiciste, a rassuré les parents d’élèves que malgré les cas de grossesses d’une élève, elle a droit à l’éducation. Pour lui, selon la loi, si un enseignant est reconnu comme auteur de grossesse d’un élève, il est passif de sanction disciplinaire ainsi que l’élève.
Le directeur régional de RIP EPT, Koffi Kessi, a justifié le sens de cette rencontre qui est, pour lui, capital dans l’éducation des jeunes filles.
Les participants à cette activité sont les DREN, les IEP, les membres de chaque organisation syndicale, des personnels d’encadrement du ministère de l’éducation, les ong, les associations de parents d’élèves, les associations de mères de filles élèves et les organisations communautaires de base.
AT
Auréolé de son statut de doyen des délégués PDCI-RDA de la région de la Marahoué, Boti Bi Zoua jouit d’une grande assise politique dans la région de la Marahoué. Parrainé par le PDCI-RDA et plébiscité par la société civile et la quasi-totalité des populations des 3 départements que comptent la région de la Marahoué, il s’est imposé par le travail comme la nouvelle chance de la région au fil des semaines. Dans la perspective des élections régionales du 13 octobre.
La relation quasi-fusionnelle qu’entretien Boti Bi Zoua, le doyen des délégués PDCI-RDA de la région de la Marahoué et les populations pourrait se concrétiser par sa victoire au soir du 13 octobre 2018 à l’issue des élections régionales. Et pour cause, le parrainage de sa candidature par le PDCI-RDA ainsi que l’immense engouement que cela a pu susciter auprès des populations des départements de Bouaflé, Sinfra et Zuenoula représentent l’acte politique le plus marquant dans la région ces derniers mois.
Délégué PDCI-RDA de Sinfra commune depuis plus d’une décennie, membre du bureau politique, cadre proche des jeunes et des femmes, Boti Bi Zoua est sans aucun doute l’homme politique de la Marahoué apte à redonner un second souffle à cette riche et dynamique région de la Marahoué. Initialement cadre de premier plan du privé depuis plusieurs décennies, il a été de tous les combats pour l’implantation et le rayonnement du PDCI-RDA partout en Cote d’Ivoire et principalement dans sa région natale, la Marahoué.
Pilier su système Bédié dans la région, il est en mesure de mettre en musique la vision du patron du PDCI-RDA pour développer tous les départements et sous-préfecture de la Marahoué dans une approche de proximité et d’inclusion de toutes les compétences. Pour Boti Bi Zoua, il n’ y a pas de raison que seules les grandes villes (Abidjan, Bouaké, San Pedro) captent l’essentiel des grands projets de développement de la Cote d’Ivoire. En cas de victoire aux élections régionales, la Marahoué déjà connue sera une destination reconnue pour les investissements dans plusieurs domaines : santé, éducation, reprofilage des routes…..Pour le bonheur de toutes les communautés (Gouro, Baoulé, Malinké,Yowèrè) de la région. Bref, un nouveau pacte social avec les populations de la Marahoué.
Louis Tanin
Ils sont 22 candidats qui ont été retenus sur un millier pour l’atelier coaching organisé par la Fondation Friedrich Naumann du 4 au 5 septembre 2018, dans le cadre de la deuxième édition du concours « Falling Walls Lab », le mardi 18 septembre prochain à l’Institut Goethe–Abidjan.
Selon le chargé de programmes /Communication, Magloire N’Dehi, cet atelier coaching va consister à apprendre aux candidats les techniques et outils pour « mieux structurer leurs idées », afin de " mieux vendre leurs projets et solutions" pour les entreprises et la société.
Concrètement, cette séance de formation portera sur comment aller à la découverte d’idées, construire une proposition de valeur, raconter une histoire pour vendre une idée, construire, structurer et valoriser un pitch à succès, etc ponctués d’exercices pratiques. Et le tout cordonner par des coaches rompus en la matière.
Ainsi, à la fin de la formation suivra la compétition de présélection qui permettra de retenir 16 candidats pour la finale locale à l’Institut Goeth d’Abidjan. Un seul représentera notre pays à la finale mondiale en novembre à Berlin(Allemagne), contre 99 autres concurrents. Mais le successeur de Samuel Sévi, vainqueur de l’édition 2017 au niveau national, devra avoir un projet solide pour espérer remporter le grand prix face aux candidats qui viendront de l’Amérique, l’Allemagne, du Canada, du Sénégal, l’Afrique du Sud, la Russie, l’Italie, etc.
Rappelons que le Falling Walls Lab ou « Tomber les murs ou barrières » est un concours international d’idées, de projets d’innovation et de recherches scientifiques pour les chercheurs, entrepreneurs, innovateurs et inventeurs. Il se présente comme une tribune pour eux. C'est pourquoi, le concours s’intéresse à tous les domaines : éducation, santé, économie, agriculture, banque, etc.
Daniel Coulibaly
Bonne moisson ! C’est du reste ce qu’on peut conclure de la visite d’Etat effectuée cette semaine par président ivoirien Alassane Ouattara en Chine, ponctuée par un Forum économique ivoiro-chinois sur la transformation des produits agricoles le vendredi 31 août à Beijing. En effet, neuf accords portant de coopération ont été signés entre les deux parties, portant notamment sur la création du Port sec à Ferkessédougou, l’extension de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, et la conception et la construction de la centrale thermique de San-Pedro.
Port sec de Ferké
Concernant le Port sec de Ferké, dans le Nord ivoirien, il s’agit d’une plateforme à vocation portuaire qui va servir de relais entre le port d’Abidjan et les pays de l’hinterland (Burkina Faso, Mali et Niger).
D’un coût estimé à 300 milliards FCFA, soit 457 millions d’euros, le projet va s’étendre sur 3 185 hectares et prévoit trois composantes : un terminal import-export, un dépôt d’hydrocarbures et un abattoir moderne à vocation sous régional avec un marché de bétail. Ce sont 65 mille emplois que le projet devrait générer une fois opérationnel.
Extension de l’Aéroport d’Abidjan
Quant à l’extension de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, la cérémonie de pose de la première pierre a été faite en novembre 2017. Ce chantier est estimé à un montant de 42 milliards de FCFA. Les travaux s’étendront sur deux ans. Ils permettront d’augmenter la capacité d’accueil de l’aéroport, le trafic de passagers ne cessant de croître. Celui-ci doublera dans 5 ans, passant de 2 à 5 millions en 2022 et à 10 millions en 2025.
La France apporte son aide à ce projet par un prêt à long terme de PROPARCO de 12,4 millions d’euros, aux côtés de financements apportés par la BICICI (BNP Paribas) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) de 7,8 millions d’euros chacun.
Centrale thermique de San Pedro
La conception et la construction de la centrale thermique de San-Pedro sera possible grâce à un accord signé dans le cadre de ce Forum entre le groupe ivoirien Broto IPP et le groupe chinois Power Construction Corporation China.
Rappelons que la Chine est très présente économiquement en Côte d’Ivoire depuis quelques années. L’empire du milieu a financé et construit, entre autre, l’autoroute Abidjan-Grand Bassam, le barrage de Soubré.
AT
Cinq accords bilatéraux ont été signés, jeudi à Beijing, entre la Côte d‘Ivoire et la République populaire de Chine, à l’occasion de la visite d’Etat qu’effectue le président ivoirien Alassane Ouattara dans ce pays asiatique.
Ces accords notamment portent notamment sur la création de centres culturels, la coopération technique, le renforcement des capacités industrielles, le crédit préférentiel et un mémorandum d’entente dans la cadre de l’initiative chinoise, intitulée « la ceinture et la route », selon une note d’information de la présidence de la République reçue par l’AIP.
Le président Alassane Ouattara et son homologue chinois, Xi Jinping, ont présidé la cérémonie de signature de ces accords avant de prendre part à un déjeuner en l’honneur du couple présidentiel ivoirien et la délégation qui l’accompagne.
Les deux Chefs d’Etat ont auparavant fait un tour d’horizon de l’actualité internationale, appréciant leur convergence de vues sur la lutte contre le changement climatique et le terrorisme. Ils ont décidé de renforcer davantage la coopération entre leurs deux pays par l’établissement d’un partenariat stratégique global.
Le président ivoirien présidera vendredi un forum économique sur la transformation des produits agricoles, a mentionné en conclusion la note.
Le juge ivoirien Sylvain Oré a été réélu, mardi, président de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), pour un mandat de deux ans.
Elu à la tête de la CADHP en septembre 2016 pour la première fois, Sylvain Oré a été Avocat au Barreau de Côte d’Ivoire. Il se succède ainsi à lui-même, pour un nouveau mandat de deux ans.
La CADHP est une instance continentale créée par les États membres de l’Union africaine (UA) afin d’assurer la protection des droits de l’Homme et des peuples en Afrique. Elle a été créée en vertu de l’Article 1 du Protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples portant création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Protocole).
La CADHP a son siège à Arusha (Tanzanie).
AIP
Selon un nouveau rapport du Bureau régional de l’Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), on assiste à une embellie notable de l’état de santé au niveau de la Région, cette tendance ne pouvant être maintenue et consolidée que si les pays améliorent sensiblement la qualité des prestations de services de santé essentiels au profit des personnes qui en ont le plus besoin.
Le Rapport sur l’état de la santé en Afrique donne une vue d’ensemble de l’état de santé de la Région africaine et la situation des services apparentés dont les populations ont besoin. Il évoque en outre le rôle joué par les performances des systèmes de santé et analyse leur impact sur la santé des populations au niveau de la Région, rapporte un communiqué de presse de l’agence onusienne transmis mercredi à l’AIP.
Ce rapport a été lancé à Dakar par la Directrice régionale de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti, à l’occasion d’un événement parallèle organisé en marge de la soixante-huitième session du Comité régional de l’Afrique.
Aperçu de l’état de santé de la Région africaine
L’état de santé des populations de la Région s’est considérablement amélioré, ce qui se traduit par un relèvement de l’espérance de vie en bonne santé – temps passé en pleine santé – de 50,9 à 53,8 ans entre 2012 et 2015, la progression la plus notable enregistrée dans toutes les régions du monde. Et cette tendance se poursuit, les nouvelles données sur l’espérance de vie en bonne santé montrant une amélioration continue.
« Je suis fière que les Africains vivent maintenant plus longtemps et en meilleure santé », a déclaré la Directrice régionale. « Près de trois ans de santé de plus, c’est un cadeau qui fait notre fierté à tous. Naturellement, nous espérons pouvoir préserver ces acquis et voir la Région se hisser au niveau des normes mondiales ».
Ce qui rend les Africains malades est en train de changer. Les infections des voies respiratoires inférieures, le VIH et les maladies diarrhéiques demeurent les principales causes de mortalité, et les pays ont systématiquement mis l’accent sur la prévention et le traitement de ce trio, souvent grâce à des programmes spécialisés. Il en a résulté une baisse importante des décès imputables à ces pathologies. La charge de morbidité provoquée par les dix maladies les plus mortelles a diminué de 50 % depuis 2000 ; et la mortalité liée à ces pathologies a reculé, passant de 87,7 à 51,1 décès pour 100 000 personnes entre 2000 et 2015.
Cependant, pour que la couverture sanitaire universelle devienne réalité, il est nécessaire d’améliorer la situation en ce qui concerne toutes les pathologies – et pas seulement les maladies prioritaires – qui ont une incidence sur la santé des populations. Les affections chroniques telles que les maladies cardiaques et le cancer font maintenant plus de victimes, une personne sur cinq âgée de 30 à 70 ans étant plus susceptible de mourir d’une maladie non transmissible.
En particulier, les pays ne parviennent pas à fournir des services essentiels à deux groupes d’âge importants, à savoir les adolescents et les personnes âgées. Avec le vieillissement de la population en Afrique, les personnes âgées ont besoin de soins de santé qui leur soient destinés. Cependant, près d’un tiers des personnes interrogées dans le cadre de l’élaboration du rapport susmentionné ont souligné le fait que les services destinés aux personnes âgées étaient inexistants dans leurs pays.
« Les services de santé doivent suivre l’évolution des tendances en matière de santé dans la Région », a déclaré le Dr Moeti. « Par le passé, nous nous sommes concentrés sur certaines maladies dans la mesure où celles-ci étaient à l’origine d’un nombre anormalement élevé de décès. Nous avons réussi à mettre un terme à ces menaces, mais la santé des populations est maintenant remise en cause par un large éventail d’affections. Aussi devons-nous mettre au point une approche nouvelle et plus globale de la santé ».
Mauvais fonctionnement des systèmes de santé
Le rapport constate que l’état de santé est davantage lié à la performance des systèmes de santé – mieux ils fonctionnent, plus l’état de santé est durable. Cependant, les systèmes de santé ou les personnes, les institutions et les ressources nécessaires pour fournir des services liés à la santé ne sont utilisés qu’à 49 % de la capacité potentielle de la Région. La performance de la Région – une mesure intégrée de la capacité des pays à améliorer l’accès aux services, la qualité des soins, la demande communautaire de services et la résilience aux flambées – est faible dans toutes ces dimensions, mais surtout dans les domaines de la garantie de l’accès aux services et de la résilience aux flambées. Les systèmes de santé ne fournissent toujours pas aux populations la gamme des services dont elles ont besoin, et ils ne sont pas en mesure de résister aux chocs, lorsqu’ils font face à des flambées.
Des investissements plus importants dans le personnel de santé et la proximité des établissements de santé avec les patients sont essentiels pour obtenir un bon niveau d’accès. Malheureusement, l’on enregistre en moyenne seulement 2 médecins et 15,5 lits d’hôpital pour 10 000 personnes.
Un examen du lien entre les dépenses de santé et le bien-être montre également une faible association entre le financement et une vie en bonne santé. Treize pays ont dépensé moins de US $300, mais avaient une espérance de vie en bonne santé comparable à celle de certains pays qui dépensent plus de US $500. En outre, un certain nombre de pays dépensent plus de US $500, mais leur niveau de santé est similaire à celui de pays dépensant un montant inférieur. Cette situation met en évidence la nécessité de se concentrer sur la façon dont les pays investissent leurs fonds destinés à la santé.
À l’heure actuelle, en moyenne 39 % des budgets consacrés à la santé sont utilisés pour l’achat de produits médicaux, alors que les dépenses consacrées au personnel de santé (14 %) et aux infrastructures (7 %) sont faibles. Une analyse des habitudes de dépenses suggère que les pays ayant des systèmes de santé performants consacrent jusqu’à 40 % de leurs investissements au personnel et 33 % aux infrastructures.
Objectifs de développement dans le domaine de la santé
Les pays se sont engagés à assurer une vie en bonne santé et à promouvoir le bien-être pour tous à tout âge, ainsi qu’à atteindre une série d’objectifs sanitaires à l’horizon 2030. Selon le rapport, les pays mettent davantage l’accent sur la performance de leurs systèmes, afin d’obtenir des améliorations transversales et durables dans la couverture sanitaire universelle et d’autres objectifs de développement durable et cibles influant sur la santé.
Le rapport mentionne également des pays dont les pratiques optimales peuvent être envisagées dans différentes domaines de la santé, y compris l’Algérie (bonne couverture des services de santé disponibles), le Cabo Verde (bonne demande communautaire de services essentiels et résilience des systèmes de santé), le Kenya (gamme appréciable des services essentiels disponibles), Maurice (bon accès aux services), la Namibie (bonne protection contre les risques financiers), les Seychelles (bonne couverture des services liés à la santé) et l’Afrique du Sud (bonne sécurité sanitaire).
Le rapport formule des recommandations précises pour chacun des 47 pays de la Région. Il cite également les pays dont les pratiques optimales peuvent servir d’exemple dans les différentes dimensions de la couverture sanitaire universelle et d’autres cibles sanitaires des objectifs de développement durable.