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Début de dialogue? Des autorités frontalières de la Côte d’Ivoire et de la Guinée ont ouvert mardi à Man des travaux de réflexions, en vue de trouver des solutions idoines aux conflits frontaliers qui entachent quelque fois les relations d’amitié et de coopération qui unissent leurs deux pays.
Ces échanges qui prennent fin mercredi réunissent des autorités administratives centrales des deux pays. Elles permettront, entre autres, d’identifier les difficultés ou problèmes rencontrés dans le cadre de la gestion des frontières, rapporte l'AIP. Il s’agira également de proposer des solutions pour une cohabitation pacifique des populations frontalières, tout en créant un cadre permanent de concertation pour le règlement de tous les problèmes qui surviennent aux frontières.
«Ce diagnostic s’il est bien fait en prenant en compte tous les facteurs et indicateurs possibles, et je suis convaincu qu’il en sera ainsi, permettra d’envisager des initiatives communes d’actions pour la résolution durable des problèmes transfrontaliers de cohabitation et de développement qui pourraient être identifiés », a souligné le représentant du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de Côte d’Ivoire, Houndje Luc.
Pour sa part le chef de délégation guinéenne, Kéita Moustapha a souhaité que cette rencontre de partage aboutisse « à de pertinentes propositions de solutions favorisant à terme la mission de délimitation et de matérialisation la frontière commune » des deux pays.
« Je suis donc convaincu d’avance que les cadres des deux délégations, présents dans cette salle, mettront tout en œuvre pour aboutir à des résultats très concluants »a-t-il affirmé tout en remerciant les autorités ivoiriennes pour l’accueil ainsi que l’Allemagne à travers la GIZ,pour le soutien matériel et financier dans le cadre de cette rencontre.
La Côte d’Ivoire partage avec le pays d’Alpha Condé une frontière terrestre longue d’environ 610 km. Cette frontière est en proie à des problèmes qui sont devenus récurrents et préoccupants pour les autorités des deux pays. D’où cette rencontre dans la région montagneuse du Tonkpi limitée à l’Ouest par deux pays dont la Guinée.
Ont pris part à cette rencontre, les autorités préfectorales et les élus des régions du Tonkpi, Bafing, Kabadougou et du Folon en ce qui concerne la partie ivoirienne, mais aussi de N’Zérékoré et de Kankan en Guinée.
Conakry la capitale guinéenne, est située à 715 kilomètres de Man.
Maggi, une marque du groupe Nestlé, l’un des principaux acteurs de l’industrie agro-alimentaire mondiale, est à l’initiative d’une série digitale dénommée « Yelo pèppè ». C’est une série d'éducation nutritionnelle visant à célébrer la cuisine africaine contemporaine et promouvoir un mode de vie sain.
Cette web-série met surtout en lumière les nombreux défis auxquels les femmes africaines modernes sont confrontées en tentant de trouver le juste équilibre entre fournir une alimentation nutritive et saine pour leur famille et les exigences de leurs activités professionnelles.
En ligne depuis le 20 juin 2018 sur les pages Youtube et Facebook de Maggi(5,5 millions de vues), la projection unique en terre ivoirienne s’est déroulée à la salle Majestic de Sofitel-hôtel Ivoire, le mardi 28 août à Abidjan.
L’objectif était de présenter officiellement la série au public et donner également l’occasion aux fans de rencontrer et interagir avec l’ivoirienne Aurelie Eliam, l’une des actrices dans le rôle de A’ida, qui a dit sa joie d'avoir joué dans ce film. Sans manquer de citer d’autres actrices de nationalité ghanéenne, camerounaise, sénégalaise, nigériane…qui ont participé au tournage de cette série.
Pour elle, c’est « une série pimentée » qu’il faut absolument regarder.
Selon Stanislas GUEDJ, le patron de la société en Côte d’Ivoire, « Yelo pèppè » vise à promouvoir un modèle de vie alimentaire sain et simple, cadrant ainsi avec le slogan de la société: « Good Food, Good Life »; « Bien manger, Bien vivre ».
«(…) la cuisine saine peut être passionnante sans avoir à faire de compromis sur le goût.», a-t-il ajouté.
Le représentant de l’entreprise agro-alimentaire a également indiqué transmettre un message sur la sécurité dans les différentes usines du groupe, afin d’amener les employés à faire attention dans l’accomplissement de leur tâche. .
Il faut savoir que « Yelo pèppè » est une série de 39 épisodes de huit minutes chacune réalisée au Ghana avec la collaboration de la réalisatrice - scénariste ghanéenne, Shirley Frimpong-Manso. La campagne de projection prend fin le 14 septembre prochain.
Daniel Coulibaly
Créée en hommage à ses deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le Nord du Mali, RFI organise à Abidjan(Côte d’Ivoire), la cinquième édition « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon », après les quatre premières au Mali(2014), à Madagascar ( 2015), au Bénin(2016) et au Sénégal(2017), selon un communiqué de presse dont nous avons reçu copie. Cette bourse récompense chaque année, dans un pays d’Afrique, un(e) jeune journaliste radio et un(e) jeune technicien(ne) de reportage.
Selon les organisateurs, tel que précisé dans le communiqué, la remise de la bourse aux différents lauréats est prévue pour le 2 novembre, date décrétée par les Nations Unies « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes » en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
10 candidats journalistes radio et 10 candidats techniciens seront sélectionnés sur dossier puis invités à suivre des ateliers du 17 au 30 octobre à Abidjan, dispensés par l’Académie France Médias Monde dans les locaux de la RTI.
A la fin de ces ateliers, le jury se réunira sur place pour désigner le (la) journaliste et le (la) technicien(ne), lauréat(e) s de la Bourse qui bénéficieront de la formation de quatre semaines à Paris, entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2019. Il s’agit d’un jury composé de représentants du groupe France Médias Monde, de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po, de l’INA et de la presse ivoirienne.
Les candidatures sont ouvertes du lundi 27 août au lundi 24 septembre 2018 à tous les journalistes et techniciens francophones en activité et aux étudiants francophones en cours de formation en journalisme, ayant moins de trente-cinq ans, résidant en Côte d‘Ivoire.
Les conditions de participation détaillées et le formulaire de candidature sont disponibles sur rfi.fr (http://www.rfi.fr/afrique/20180827-appel-candidatures-bourse-ghislaine-dupont-claude-verlon-2018-cote-ivoire
L’édition 2018 de la Bourse est organisée en partenariat avec la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne),l’École de Journalisme de Sciences Po et l’INA (Institut national de l’audiovisuel), qui accueillent respectivement les lauréat(e)s journaliste et technicien(ne) à Paris. Ces formations viennent compléter un stage à RFI, au siège de France Médias Monde, encadré par les formateurs de l’Académie.
Daniel Coulibaly
Alibougou est une localité, située à deux kilomètres de Bayana, dans le département de Doropo (Nord-Est, région du Bounkani) dont les habitants estimés à près de 600 âmes sont tous des peulhs éleveurs, mais réputés dans la région pour leurs prouesses agricoles.
Les peulhs sont des peuples traditionnellement connus pour la pratique de l’élevage. Mais à Alibougou, cette institution ne semble pas être la priorité.
Fondé en 1986 par le patriarche Ali, un nomade peulh bouvier en provenance du Burkina Faso, Alibougou s’est au fil des années peuplé de cette communauté. Mais leur proximité aux voisins lobi et birifor va avoir une incidence prépondérante dans leur quotidien et mode vie. Fascinée par la bravoure agricole des peuples lobi et birifor, cette communauté peulh, dans la quête de sa subsistance, va faire école auprès de ces peuples.
Ainsi, de l’élevage de bovins pour lesquels ils sont naturellement prédestinés, ils vont acquérir les techniques agricoles de base, et opter pour la culture des céréales comme le maïs dont certains auront plus de sept hectares. La maîtrise plus tard de l’usage des houes, dabas et bien d’autres instruments et surtout, leur zone d’implantation étant également propice à la culture de l’igname, leur permettront d’aborder par imitation chez leur voisins lobi et birifor la culture de ce tubercule. Dès lors, commence le déclic agricole de cette communauté peulh.
Plusieurs champs d’igname de près de 15 hectares sont produits incroyablement et annuellement par les jeunes de cette communauté peulh, faisant ainsi d’Alibougou l’un des villages de forte production de la région du Bounkani.
Les populations de Bayana, de Sansandouo et de bien d’autres localités des environs se disent étonnés d’un tel exploit. »Aujourd’hui, on peut dire qu’ils sont même plus fort que nous », confesse un cultivateur lobi, Hien Djémité.
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Un aperçu des cases du village de Alibougou ceinturées de cultures de maïs.
Elles ajoutent qu’elles sont surtout étonnées du fait que ces champs à perte de vue ne sont nullement piétinés par les bœufs du village, alors que dans plusieurs localités du Bounkani, ces bêtes commettent de nombreux dégâts de culture.
Sur ce constat, l’agriculteur-bouvier Sidibé Harouna du village d’Alibougou, indique que leurs bœufs sont tous dans des parcs à bétail que chaque famille construit loin des champs, d’où leur sérénité à produire de grands champs.
Ce dernier explique, par ailleurs, que l’agriculture leur a permis d’assurer non seulement la survie familiale, mais surtout à avoir une stabilité et une sécurité financière. Leurs produits, igname, maïs et bien d’autres sont acheminés vers Bouna où ils sont prisés par les revendeurs.
« Aujourd’hui, nous avons plus de penchant pour l’agriculture que l’élevage. Mais on ne pourra jamais abandonner l’élevage car c’est l’héritage que nos parents nous ont laissé », a-t-il indiqué.
Dans le mois d’août, des hautes personnalités de la région, en l’occurrence le Sénateur Noufé Sansan et le président du Conseil régional du Bounkani, Hien Philippe, de passage dans la zone, ont tenu à marquer un arrêt dans ce village pour féliciter cette communauté villageoise pour sa contribution au développement de la région du Bounkani.
Ses habitants qui se démarquent d’une belle manière des autres communautés peulh, souhaitent une expertise des structures de l’État intervenant dans le domaine agricole telle que l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) en vue d’une meilleure productivité.
Pour l’heure, avec les moyens de bord, Alibougou, village d’agriculteurs peulh continue de fasciner ses hommes, femmes et filles, prenant au petit matin les sentiers des champs, nouvelle passion au détriment des bœufs « laissés » dans les parcs de familles, pour jouer donc leur part, au quotidien dans la chaîne de production du vivrier dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire.
AIP
Le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) vise à garantir des engagements concrets des gouvernements à promouvoir la transparence, autonomiser les citoyens, lutter contre la corruption et exploiter les nouvelles technologies pour renforcer la gouvernance. Dans ce cadre, le Mécanisme Indépendant d’Evaluation (MEI) évalue le développement et la mise en œuvre de plans d'action nationaux pour favoriser le dialogue entre les parties prenantes et améliorer la responsabilité. La conception de la recherche et le contrôle de la qualité des rapports du MEI sont réalisés par un Panel d’experts international, composé de spécialistes en matière de transparence, participation, responsabilisation et méthodes de recherche en sciences sociales.
Dans son rapport à mi-parcours du Plan d’Action National (PAN) de la Côte d’Ivoire 2016-2018, le MEI note une grande diversité des engagements pris par le gouvernement ivoirien dont 3 points forts : (i) la création et fonctionnalité des comités de développement minier ; (ii) la mise en place de comités communaux de lutte contre le racket ; et (iii) la promotion du budget participatif. Force est également de constater que des progrès de mise en œuvre ont été réalisés dans la plupart des cas.
Néanmoins, comme le précise le rapport, le plan d’action contient des engagements vagues, ce qui rend leur impact potentiel difficile à évaluer. Par ailleurs, le MEI souhaite pour la suite, une plus grande implication de la société civile dans le choix des engagements du gouvernement et les prises de décision, afin qu’elle puisse jouer son rôle de suivi et d’action citoyenne.
A cet effet, il conviendrait selon Aïcha Blegbo, chercheuse indépendante du MEI et auteur du rapport, non seulement d’augmenter le nombre de représentants de la société civile dans le Comité Technique mis en place par le gouvernement pour le PGO afin d’obtenir une composition équilibrée entre les membres du gouvernement et la société civile, mais également d’impliquer pleinement la Plateforme de la Société Civile établie pour le processus, dans le choix de leurs représentants au sein du Comité. Outre la recommandation de points d’amélioration concernant la conduite du processus de développement et de suivi du plan d’action par le gouvernement, la chercheuse recommande également entre autres l’addition d’engagements liés à la corruption (mise en place d’une politique ou d’un plan national – document écrit et adopté par le gouvernement – de lutte contre la corruption de façon pratique, qui inclurait à la fois les aspects liés à la corruption, au racket et au blanchiment d’argent), à l’amélioration de l’efficacité du système de santé y compris de la gouvernance des hôpitaux, ce qui constitue selon elle un impératif pour les citoyens, à la liberté de la presse et la pluralité d’expression, ainsi qu’à l’ouverture des données et au dialogue social avec les citoyens. Plus spécifiquement, Mme Blegbo appelle notamment à l’allègement des conditions dans le cadre de la libéralisation de l’espace télévisuel, et l’expansion des domaines dans lesquels les télévisions privées doivent émettre ; et à la consistance du prochain plan d’action, avec des objectifs spécifiques, mesurables et vérifiables.
Ces recommandations dont cinq clés visent non seulement à informer le développement du prochain plan d’action national, mais également à guider l’achèvement du plan d’action actuel.
Le rapport complet est disponible via le lien suivant : https://www.opengovpartnership.org/sites/default/files/Cote-dIvoire_Mid-Term_IRM-Report_2016-2018_FR_for-public-comments_0.pdf
AT
Les pré-inscriptions des nouveaux bacheliers de Côte d'Ivoire (Bac Session 2018) ont débuté depuis le 6 août 2018 et prennent fin le 6 spetembre prochain.
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) se retire du processus de création du parti unifié du Rassemblement des houphouétiste pour la démocratie et la paix (RDHP, coalition au pouvoir) et décide de présenter des candidats sous sa bannières aux élections locales du 13 octobre, annonce un communiqué du parti transmis à l’AIP jeudi.
« Le PDCI-RDA dénonce l’Accord Politique pour la création d’un Parti unifié dénommé RHDP signé le 12 avril 2018, se retire du processus de mise en place d’un Parti unifié dénommé RHDP », indique ce communiqué qui fait suite à une rencontre, mercredi, entre le président du PDCI Henri Konan Bédié, et le président ivoirien Alassane Ouattara, président du RHDP parti unifié et président d’honneur du rassemblement des Républicains (RDR, parti présidentiel).
Toutefois, le plus vieux parti de Côte d’Ivoire « Prend acte de la création du Parti unifié dénommé RHDP par certains de ses alliés de la coalition RHDP mise en place le 18 mai 2005 à Paris, (et) prend acte également que les partis politiques fondateurs de ce Parti Unifié dénommé RHDP issu de l’Assemblée Générale Constitutive du 16 juillet 2018 ont pris la décision de mettre fin à leur appartenance au Groupement Politique RHDP ».
D’après ce communiqué, Henri Konan Bedié a fait savoir à Alassane Ouattara « qu’il présentera des candidats pour les élections municipales et régionales sous la bannière du PDCI-RDA ».
Alassane Ouattara « a marqué son accord pour une réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) avant la tenue des prochaines élections municipales et régionales prévues pour le 13 octobre 2018 », relève également le document signé d’Henri Konan Bédié, dont la formation « se réserve le droit de promouvoir une plate-forme de collaboration avec les Ivoiriens qui partagent sa vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée et soucieuse des droits, des libertés et du bien-être de ses populations ».
Par ailleurs, selon le site internet de la Présidence ivoirienne, Henri Konan Bédié a, lors de cette rencontre, félicité Alassane Ouattara, « suite aux décisions qu’il a prises lors du Message à la Nation, le 06 août 2018 ».
L’actuel maire de Yopougon Gilbert Koné KAFANA a indiqué se présenter pour un autre mandat de 5 ans aux prochaines municipales dans la commune. Il s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie de prise d’armes traditionnelle du conseil municipal dans le cadre de la célébration des 58 ans d’Indépendance de la Côte d'Ivoire, en présence de plusieurs collaborateurs et administrés, le mardi 7 aout dernier.
Gilbert Kafana Koné a demandé aux populations de la plus grande commune du pays de lui renouveler leur confiance. «Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte pour solliciter votre confiance à travers un deuxième mandat, en vous annonçant solennellement ma candidature pour les élections municipales du 13 octobre prochain. », a-t-il dit.
Le 3ème vice-président chargé de l’organisation du RDR (parti membre du RHDP), a bien l’intention de terminer ce qu’il a commencé comme chantiers dans la commune. Ce sont entre autres, le Mall de Yopougon qui sera inauguré dans le mois de septembre, le marché de Gros de Gesco-Manutention et la médiathèque municipale et bien d’autres projets.
«Chères populations, de nombreux projets ont été annoncées à ma prise de fonction. Certaines ont été réalisées, d’autres sont en cours de réalisation, et d’autres verront le jour au cours du mandat prochain. », a-t-il expliqué.
Nommé récemment ministre auprès du président de la République, chargé des relations avec les institutions, le maire de Yopougon a salué l’amnistie du président ivoirien en faveur de 800 prisonniers de la crise post-électorale.
"l'acte fort du chef de l'Etat qui donne la liberté à 800 de nos frères incarcérés dans le cadre de la crise post-électorale, et participe de la consolidation de l'unité nationale et de la paix dans notre pays", a relevé le ministre chargé des relations avec les institutions.
Daniel Coulibay
L’ex-Première dame Simone Gbagbo restera-t-elle cloitrer dans le carré ivoirien après sa libération de prison suite à une ordonnance d’amnistie du Président ivoirien Alassane Ouattara. En effet, Mme Gbagbo qui est visée par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des faits de crimes contre l’humanité n’a pas été livrée à cette juridiction internationale par les autorités de son pays.
Mais la CPI continue de la réclamer et demande aux autorités ivoiriennes de respecter leurs engagements internationaux en mettant à leur disposition l’épouse de Laurent Gbagbo.
Interrogée par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.net) sur sa réaction suite à l’amnistie accordée à Simone Gbagbo par Alassane Ouattara, voici la réponse du bureau des affaires publiques de la CPI : « Madame Simone Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la «Cour » ), qui est toujours en vigueur », écrit la Cour dans une correspondance adressée à LDA.
Les autorités ivoiriennes, faut-il le rappeler, avaient contesté la recevabilité dans cette affaire en 2013. Après avoir entendu ses arguments, les juges de la CPI ont rejeté la contestation et ont rappelé à la Côte d'Ivoire son obligation de remettre sans délai Mme Gbagbo à la Cour. Cette décision a été confirmée en appel en 2015.
« Mme Gbagbo doit être arrêtée sur la base de ce mandat et transférée à la CPI pour y être poursuivie. Toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n'a aucun impact sur les procédures devant la CPI. La Cour s’attend à ce que le Gouvernement de la Côte d’Ivoire s’acquitte de ses obligations en vertu du Statut de Rome en exécutant le mandat d’arrêt contre Mme Gbagbo. La justice pour les crimes internationaux les plus graves énumérés dans le Statut de Rome est un élément important pour parvenir à une paix durable », ajoute la CPI.
Ainsi, Simone Gbagbo court toujours le risque de se faire arrêter et transférer à la CPI, si elle quitte le territoire ivoirien pour un pays membre du statut de Rome.
Rappelons que Simone Gbagbo et 800 personnes accusées, inculpées ou condamnées pour des crimes liés à la crise de 2010-2011 ont été amnistiées le lundi 6 août 2018 par le président ivoirien, Alassane Ouattara.
L’ex-Président Laurent Gbagbo, époux de Simone est détenu à la Cour pénale internationale où il est poursuivi pour divers crimes contre l’humanité commis durant la même crise.
Cette crise est née de son refus de céder le pouvoir à son challenger Alassane Ouattara à la suite de l’élection présidentielle de novembre 2010. Ces violences ont fait au moins 3000 morts et plus de 150 femmes violées.
AT